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Sécurité

Sud-Kivu : La société civile dénonce des tracasseries aux barrières militaires, dans le territoire d’Uvira

La Nouvelle Dynamique de la Société Civile (NDSCI) d’Uvira alerte sur la multiplication des tracasseries commises aux différentes barrières militaires érigées dans la partie sud du Sud-Kivu. Ces postes de contrôle, installés depuis le mois de mars 2025 (à vérifier : 2024 ?), se seraient transformés en points de rançonnement systématique des passagers.

​Selon Paul Byamungu Shamamba, président de la NDSCI/Uvira, chaque voyageur est contraint de verser entre 1 000 et 3 000 francs congolais, selon « l’humeur du militaire rencontré ». Ces pratiques, censées être des mesures de sécurité, sont devenues pour beaucoup une source de souffrance et d’humiliation quotidienne.

​« Ces barrières avaient pour objectif de contrôler les mouvements et d’assurer la sécurité, mais elles servent aujourd’hui à extorquer les citoyens », déplore le responsable de la société civile.

​La NDSCI signale également que des membres de la communauté Shi sont fréquemment victimes d’arrestations arbitraires, de blocages et parfois de mauvais traitements, accusés à tort de collaborer avec l’AFC-M23. Des faits que la structure qualifie de discriminatoires et contraires aux droits humains fondamentaux.

​D’après les données recueillies, 14 barrières ont été installées sur l’axe Kala-Luvungi, 4 entre Bwegera et Lemera, 2 sur l’axe Runingu-Katobo, et plusieurs autres sur la route de Kabunambo. Ces points de contrôle, initialement prévus pour la sécurité, sont aujourd’hui considérés comme des sources de tracasseries pour les usagers de la route.

​Face à cette situation, la NDSCI appelle les autorités militaires et civiles à rétablir l’ordre et à supprimer les barrières illégales érigées sur les axes routiers du territoire d’Uvira.

​« Nous demandons au gouvernement d’agir rapidement pour mettre fin à ces pratiques qui ternissent l’image de nos forces de défense », a déclaré Paul Byamungu Shamamba.

​La société civile plaide pour un contrôle rigoureux des militaires affectés à ces postes et pour le respect strict des droits des citoyens, afin que les mesures sécuritaires ne se transforment plus en instruments de souffrance pour la population.

​Isaka Kijana

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