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Sécurité

Sud-Kivu : quatre personnes tuées lors d’une incursion armée à Chahoboka, dans un contexte de tensions croissantes à Kalehe

Une nouvelle attaque armée a coûté la vie à quatre personnes dans la nuit du dimanche 23 novembre 2025 à Chahoboka, village Mwanda, dans le groupement d’Irhambi Katana, territoire de Kalehe (Sud-Kivu). Selon plusieurs sources locales, des hommes armés ont fait incursion au centre de santé de Chahoboka entre 20 h et 22 h, enlevant quatre personnes dont un patient et trois accompagnateurs.
Ce lundi matin, trois d’entre elles ont été retrouvées mortes. La quatrième demeure introuvable.

Parmi les victimes figure Murhula, enseignant au Complexe Mapendo de Cegera, un décès qui a profondément touché la communauté éducative.

Cette attaque survient dans un climat général de violences persistantes dans l’est de la RDC, où plusieurs groupes armés — notamment l’AFC-M23 et divers groupes d’autodéfense appelés « Wazalendo » — s’affrontent ou opèrent parallèlement.
Kalehe, situé à la frontière du Nord-Kivu, fait partie des territoires particulièrement exposés aux retombées du conflit.

Depuis le début de l’année, les déplacements de population, la pression militaire des groupes armés et la faiblesse du dispositif sécuritaire ont multiplié les incidents dans plusieurs localités de la région.

En parallèle des incursions attribuées à l’AFC-M23, plusieurs villages de Kalehe ont récemment signalé des violences impliquant des groupes Wazalendo opérant dans la zone. Parmi les incidents rapportés ces dernières semaines :

À Bushushu et Nyamukubi, des habitants ont dénoncé des exactions contre des civils accusés de collaborer avec des groupes rivaux, entraînant des tensions communautaires.

Dans le groupement de Mbinga-Nord, des affrontements internes entre factions Wazalendo auraient provoqué des scènes de panique et le déplacement de plusieurs familles.

À Ziralo, des hommes armés identifiés comme des éléments Wazalendo ont été accusés de menacer des habitants autour de questions de contrôle territorial et de collecte de taxes illégales.

Vers Hombo et Kalima, plusieurs sources locales ont signalé des opérations violentes contre des villages soupçonnés d’héberger des combattants adverses.

Bien que les versions diffèrent selon les villages, ces incidents renforcent l’idée d’une multiplication de groupes d’autodéfense agissant parfois hors du contrôle de leurs structures d’origine.

Avec des attaques rapprochées — dont la mort d’un homme d’une soixantaine d’années dans la nuit du samedi 22 novembre — les habitants d’Irhambi Katana vivent désormais dans une profonde inquiétude.
La psychose gagne du terrain, et les familles réclament une intervention urgente des autorités pour protéger les civils et stabiliser la région.

Les autorités administratives et sécuritaires n’avaient pas encore réagi officiellement au moment de la rédaction de cet article.

La Rédaction

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