La ville de Kinshasa replonge une fois de plus dans l’angoisse après un nouvel acte d’insécurité survenu près de l’Université Pédagogique Nationale (UPN). Un proche d’un vice-Premier ministre du gouvernement Judith Suminwa I a confié à Réveil Congo les détails d’un enlèvement perpétré dans la nuit du mardi 03 février 2026, entre 22 heures et minuit.
Selon son témoignage, son frère aurait été interpellé par des individus présentés comme des policiers cagoulés. La victime aurait été conduite de force vers la zone de l’UPN, où ses ravisseurs lui ont extorqué tous ses biens personnels, à l’exception de son ordinateur et de ses passeports. Elle a ensuite été abandonnée à l’arrêt Commune, dans la commune de Mont-Ngafula. Fait troublant, le véhicule de marque Kabasélé utilisé par les ravisseurs ne portait ni plaque d’immatriculation ni inscription officielle.
Cet incident s’inscrit dans un contexte de recrudescence alarmante des enlèvements à Kinshasa, souvent opérés par des hommes en uniforme et à bord de véhicules assimilés aux services de sécurité. Le cas récent de Dupont Ntotila, enlevé sur le boulevard du 30 Juin avant d’être abandonné à Maluku, illustre la gravité de la situation.
Face à cette vague d’insécurité, la population kinoise appelle les autorités à identifier les auteurs, démanteler les réseaux criminels et restaurer la confiance dans les forces de l’ordre.

