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Société

Fin d’année morose à Kinshasa : la population confrontée au calvaire des transports et aux artères chantiers !

Kinshasa, mégapole de plus de 16 millions d’habitants, continue de faire preuve de résilience face aux multiples difficultés du quotidien.

Ce mardi 16 décembre 2025, au lendemain d’une journée relativement timide consécutive à la marche avortée de l’opposant Jean-Marc Kabund, la population kinoise est sortie, comme à l’accoutumée, à la recherche de moyens pour subvenir à ses besoins et préparer tant bien que mal les fêtes de fin d’année.

Contrairement aux années précédentes, l’ambiance festive peine à s’installer dans la capitale congolaise.

En cette fin d’année 2025, les Kinois font face à une accumulation de défis : transports en commun de plus en plus compliqués, routes en réhabilitation interminable, contrôles routiers fréquents et pluies persistantes.

Sur le terrain, les reporters de Réveil Congo ont constaté une situation particulièrement préoccupante dans plusieurs quartiers de la ville.

Tout au long de la journée de mardi, les transports en commun se sont faits rares. De nombreux chauffeurs ont opté pour le système des « demi-terrains », pourtant interdit par les autorités, laissant les passagers livrés à eux-mêmes sur de longues distances.

La situation s’est davantage détériorée en soirée. Le peu de véhicules encore en circulation a imposé des tarifs excessifs, fixés de manière unilatérale. Sur l’axe Boulevard du 30 juin–Rond-point Ngaba, certains usagers ont déboursé jusqu’à 6 000 francs congolais pour un seul trajet. De la 13ᵉ rue Limete au Quartier 1, le prix du transport est monté à 2 000 francs congolais.

Plus choquant encore, sur le boulevard du 30 Juin, des passagers à destination de Mont-Ngafula ont dû payer jusqu’à 10 000 francs congolais, soit environ 4,2 dollars américains.

Aux environs de 19h31, une pluie battante est venue aggraver une situation déjà critique. De nombreux habitants du district de la Tshangu, rentrant du marché central ou du centre-ville, ont été contraints de parcourir de longues distances à pied, sous la pluie, pour regagner leurs domiciles. Des femmes mouillées, les unes tenant leurs enfants à la main; des jeunes gens et vieux papas battant le boulevard Lumumba à pied…une situation qui doit en tous cas interpeller le gouvernement…

Cette situation s’explique notamment par l’absence de contrôle rigoureux des autorités compétentes sur les tarifs du transport urbain, mais aussi par la lenteur des travaux de réhabilitation de plusieurs axes routiers majeurs, qui continuent de perturber la mobilité urbaine.

À l’approche des festivités de fin d’année, la population kinoise redoute un climat social morose, bien loin de l’effervescence habituelle. Beaucoup appellent les autorités à prendre des mesures urgentes pour soulager les usagers et restaurer un minimum de dignité dans les déplacements quotidiens.

AKAMUS

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