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Société

« Maman, maman ! » : les pleurs et le dernier adieu du fils de 6 ans de Bonnette Elombe bouleversent les funérailles

Il n’a que six ans. Trop jeune pour comprendre la profondeur de la perte, mais assez grand pour ressentir le vide. Au milieu des chants, des discours et des couronnes de fleurs, son regard silencieux a tout dit. Ce petit garçon, fils de feu Bonnette Elombe, fixait le cercueil de sa mère avec des yeux pleins d’innocence et de douleur. Et, soudain, plus personne ne pouvait retenir ses larmes.

À l’Espace Ave Maria, où reposait le corps de l’enseignante, l’émotion était à son comble. Les cadres du ministère de l’Éducation et de la Nouvelle citoyenneté, les élèves, les collègues et la famille étaient venus nombreux rendre hommage à celle qui, de son vivant, avait fait de l’éducation des enfants une mission sacrée.

Décédée le 20 octobre dernier, Madame Bonnette Elombe enseignait à l’école primaire 7 Yolo-Sud, dans la commune de Kalamu. Elle était connue pour sa douceur, sa rigueur et son sourire constant, celui-là même qui faisait oublier aux enfants la difficulté des leçons.

« Elle a semé dans les cœurs des graines d’espérance et de dépassement », a déclaré Thierry Tshitenga, ministre provincial de l’Éducation, visiblement ému. Pour lui, Bonnette Elombe n’était pas qu’une enseignante, mais « une lumière dans le parcours de ses élèves ».

À ses côtés, Astrid Ntumba, directrice de l’école EP 7 Yolo-Sud, a pris la parole d’une voix tremblante : « Madame Elombe était respectée, aimée de tous, vaillante et disciplinée. Sur le plan pédagogique, elle était irréprochable, passionnée par l’éducation des enfants. »

Mais au-delà des mots officiels et des hommages solennels, c’est l’image du fils de six ans qui restera gravée dans les mémoires. Assis sur les genoux d’un proche, il regardait la foule sans comprendre pourquoi tout le monde pleurait. Peut-être pensait-il encore que sa maman allait se réveiller.

Ce jour-là, à Kasa-Vubu, ce n’était pas seulement une enseignante qu’on pleurait. C’était une mère, une éducatrice, une femme de foi qui s’en allait, laissant derrière elle un héritage d’amour et un petit garçon au regard bouleversant.

Dans le silence pesant de l’assemblée, son innocence rappelait à tous que derrière chaque enseignant, il y a une vie, une famille, et parfois, un enfant qui doit apprendre trop tôt la leçon la plus douloureuse : celle de dire adieu.

AKAMUS

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