Kinshasa, la capitale de la République Démocratique du Congo, fait face à une véritable crise de transports en commun, plongeant ses habitants dans un calvaire quotidien. Embouteillages interminables, routes en mauvais état, et hausse vertigineuse des tarifs de transport ont transformé les déplacements urbains en un enfer.
Depuis le mois de décembre 2024, la situation s’est particulièrement dégradée. Les Kinois, déjà éprouvés par une économie fragile, ont vu leurs dépenses de transport exploser. La faiblesse des mécanismes de régulation et l’absence de contrôle rigoureux par les autorités ont permis aux opérateurs de transport en commun de fixer unilatéralement des tarifs exorbitants, exacerbant les souffrances des usagers.
Sur certaines lignes, les prix ont atteint des sommets. La liaison rond-point Ngaba – Pascal, par exemple, coûtait jusqu’à 8 000 FC en journée et 10 000 FC la nuit. Les chauffeurs de taxi-moto, de leur côté, ont multiplié leurs tarifs par quatre, comme en témoigne le trajet Matete – rond-point Ngaba, facturé 6 000 FC le 31 décembre.
Au-delà des taxes fixées par le ministère des transports et l’hôtel de Ville, l’analyste Akamus propose que des éléments de la police soient déployés dans des arrêts de bus en tenue civile pour palper du doigt cette réalité et interpeller les chauffeurs fautifs.
La population devra également s’organiser collectivement dans les différents arrêts de bus afin de refuser d’embarquer dans des taxis aux tarifs exorbitants. Il appartient aux passagers de jouer le rôle d’intermédiaires entre la police et les chauffeurs abusifs en les signalant aux bureaux de la police routière ou de la police nationale les plus proches.
Au mieux, un numéro vert peut être mis à la disposition des passagers afin de signaler des cas abusifs à un service attitré dont la mission va consister à recueillir les doléances des clients avec preuves tangibles.

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