Une forte perturbation du transport en commun est observée ce lundi 16 mars 2026 dans plusieurs carrefours de Kinshasa, où des milliers d’habitants éprouvent d’énormes difficultés à se déplacer pour rejoindre leurs lieux de travail, leurs établissements scolaires ou leurs activités commerciales.
Depuis les premières heures de la matinée, une rareté inhabituelle de bus, taxis et motos communément appelées « Wewa » est signalée dans plusieurs coins de la capitale. Aux arrêts habituels, de longues files d’attente se sont formées, tandis que de nombreux Kinois patientent pendant plusieurs heures dans l’espoir de trouver un moyen de transport.
Sur plusieurs images consultées par Réveil Congo, on aperçoit des foules denses et immobiles massées dans certains arrêts de bus. Travailleurs en tenue de bureau, étudiants et commerçants s’y côtoient, tous confrontés à la même difficulté de mobilité.
Revendications des conducteurs
Les transporteurs réclament le respect de leurs droits et demandent aux autorités de mettre fin aux contrôles routiers abusifs, aux amendes jugées excessives et aux autres formes de tracasseries. Ils exigent également plus de considération et de respect dans l’exercice de leur métier.
Depuis 2025, la Police de circulation routière (PCR) a en effet renforcé les contrôles des documents obligatoires des véhicules à Kinshasa dans le but d’améliorer la sécurité routière. Les agents vérifient systématiquement plusieurs pièces administratives, notamment le permis de conduire, la carte rose, l’assurance, la vignette ainsi que le certificat de contrôle technique.
Par ailleurs, certains collectifs de conducteurs ont appelé à une journée de grève accompagnée d’une marche pacifique dès 4 heures du matin pour protester contre ces pratiques.
Cette pénurie favorise une hausse spéculative des prix sur certains tronçons. Les rares conducteurs en circulation profitent de la forte demande pour multiplier les tarifs habituels, parfois doublés ou triplés, selon plusieurs usagers.
Tigana Kanku

