Les services de sécurité ont intensifié, en ce début d’année 2026, la lutte contre la criminalité urbaine à Kinshasa. Jeudi 1ᵉʳ janvier, le Vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Jacquemain Shabani Lukoo Bihango , a effectué une tournée d’inspection dans plusieurs commissariats urbains de la capitale, dans le cadre de l’opération sécuritaire « Ndobo ».
Cette opération, lancée par le gouvernement congolais, vise à renforcer les capacités de la Police nationale congolaise (PNC) grâce à un appui technique et financier, afin de faire face à la montée de l’insécurité et aux actes de banditisme urbain, notamment ceux attribués aux groupes communément appelés kuluna.
La tournée du VPM avait pour objectif de vérifier l’effectivité des mesures sécuritaires mises en œuvre par la PNC/Ville de Kinshasa, notamment l’intensification des patrouilles et les opérations ciblées d’arrestation, dans le but de garantir la tranquillité de la population pendant la période des festivités de fin d’année. Sur le terrain, les chiffres font état de nombreuses interpellations. Au commissariat urbain de Mont-Ngafula, 45 présumés kuluna ont été arrêtés.
À Kintambo, la police a interpellé 30 suspects, tandis qu’au commissariat de la Gombe, basé au camp Lufungula, une quarantaine de personnes ont été mises aux arrêts. Dans le district de la Funa, à Kalamu, 51 présumés bandits ont été interpellés. À Mont-Amba, dans la commune de Limete, 56 kuluna ont été arrêtés. La tournée s’est achevée dans le district de la Tshangu, à Masina, où 242 présumés kuluna ont été appréhendés.
Au total, 424 personnes ont été interpellées au cours de cette seule journée d’inspection. Selon le ministère de l’Intérieur, ces arrestations portent à près de 8 000 le nombre de présumés criminels arrêtés depuis le lancement de l’opération « Ndobo » en décembre 2024, aujourd’hui étendue à dix provinces du pays. Les personnes interpellées devront être présentées devant les juridictions compétentes, dans le cadre d’audiences foraines, afin que chaque cas soit examiné par la justice. Le gouvernement affirme, de son côté, sa détermination à poursuivre cette opération pour endiguer durablement l’insécurité urbaine.

