Trois années d’obscurité totale. C’est le calvaire que vivent les habitants de la commune de Luena, située dans le territoire de Bukama, au cœur de la province du Haut-Lomami. Malgré les promesses répétées des autorités, la lumière peine à revenir dans cette entité, où les nuits sans électricité sont devenues la norme.
Selon le délégué du gouverneur provincial, Moïse Mwenze Ilunga, cette situation dramatique découle du vol des câbles de la Société nationale d’électricité (SNEL) par des individus mal intentionnés.
« Cela fait trois ans que Luena est privée d’électricité à cause du vol des câbles haute-tension de la SNEL. Les autorités sont au courant du dossier et plusieurs campagnes de sensibilisation ont déjà été menées », a-t-il déclaré.
Cependant, au-delà du simple constat, la population déplore le manque de réaction concrète des dirigeants. Pour beaucoup, la lenteur des autorités locales et nationales traduit un désintérêt flagrant pour les conditions de vie de milliers de citoyens laissés à eux-mêmes. L’absence de courant affecte profondément les activités économiques, les structures de santé, les écoles, et même la sécurité dans la commune.
« On nous parle de sensibilisation, mais rien ne change. Nos enfants étudient à la lampe-tempête et les commerçants perdent leurs produits faute de réfrigération. Où sont passées les solutions promises ? », s’interroge un habitant rencontré au centre de Luena.
Face à la grogne croissante, les services de sécurité ont récemment annoncé l’arrestation d’un réseau de voleurs de câbles électriques, désormais entre les mains de la justice. Une avancée certes saluée par la population, mais qui reste insuffisante tant que la réhabilitation du réseau électrique n’est pas amorcée.
Beaucoup espèrent que, cet acte de vandalisme ne serve plus de prétexte à une inertie prolongée. Les habitants appellent désormais le gouvernement provincial et la direction de la SNEL à agir sans délai pour restaurer l’électricité et redonner espoir à une communauté plongée dans le noir depuis trop longtemps.
Guelord Lubonzu

