Face aux nombreuses interrogations et interprétations erronées suscitées par le lancement de la nouvelle plaque d’immatriculation en République démocratique du Congo, le gouvernement a tenu à faire une mise au point officielle afin de rassurer les automobilistes et d’éclairer l’opinion publique.
Contrairement aux rumeurs largement relayées, le lancement de la nouvelle plaque d’immatriculation ne concerne pas les véhicules déjà immatriculés et actuellement en circulation sur l’ensemble du territoire national. L’opération vise, dans un premier temps, les véhicules destinés à entrer en circulation pour la première fois en RDC, c’est-à-dire ceux qui ne disposent pas encore d’une immatriculation officielle.
Les autorités précisent qu’il y aura, pendant une période transitoire, une coexistence légale de deux types de plaques d’immatriculation, l’ancienne et la nouvelle. Cette situation restera valable jusqu’au lancement effectif du processus de mise en conformité, afin d’éviter toute perturbation inutile dans le secteur du transport routier.
Au-delà de la modernisation du système, cette réforme poursuit un objectif majeur, mettre fin à la prolifération des fausses plaques minéralogiques. Celles-ci sont souvent produites en dehors du système intégré de la Direction générale des impôts (DGI), occasionnant un manque à gagner pour l’État et des problèmes d’identification des véhicules.
Le gouvernement accorde un délai de 12 mois aux propriétaires de véhicules déjà en circulation. À partir de fin décembre 2026, les automobilistes encore détenteurs de l’ancienne plaque seront appelés à se rendre à la DGI afin de se soumettre au processus de mise en conformité.
Les autorités tiennent à lever toute confusion, il ne s’agira pas de réimmatriculer les véhicules, une pratique formellement interdite par l’article 59.2 du Code de la route. Le processus consistera uniquement en un changement simple de la plaque d’immatriculation, tout en conservant les données enregistrées lors de l’immatriculation initiale du véhicule.
À travers cette réforme, le gouvernement congolais entend renforcer l’ordre, la traçabilité et la sécurité dans le secteur routier, tout en appelant les automobilistes au calme et au respect du calendrier établi.
Israël Mpoyi

