Comme dans un match de football qui s’avère très discuté et que les yeux de tous les supporters sont braqués sur l’arbitre, tel peut être le cas de la République démocratique du Congo, avec l’attente de la formation prochaine du gouvernement Sumwina.
Il ne va pas traîner, selon les indiscrétions. On parle même de fin avril. Mais les autres disent que c’est très loin, c’est mieux vers le 20 avril.
Kimpa Vita 2, comme on l’a déjà surnommée par les Kinois, la première ministre Judith Suminwa doit retrousser mouiller les maillots pour remporter la bataille là où les hommes ont échoué. Son arrivée à la primature marque un tournant décisif dans l’histoire du combat pour l’émancipation de la femme, mais cela ne doit nullement être considéré comme une simple garantie. Au contraire, c’est un test de compétence. Comme pour dire que si Judith Sumwina échoue, attention, cela peut avoir des implications néfastes dans la considération de la femme dans les postes de prise de décision. Et bien, sa réussite entrainerait naturellement l’ascension des autres femmes. La balle est dans son camp.
Par ailleurs, le succès de son gouvernement est lié à plusieurs facteurs dont notamment l’innovation dans la sélection des membres, en tenant en compte de leurs compétences. La population en a marre de revoir les mêmes visages, les mêmes acteurs, les mêmes dirigeants, les mêmes meneurs des actions politiques qui, jusqu’ici, ont étalé leurs limites.
L’unanimité constante au sein de la population congolaise exige un changement en profondeur en lieu et place d’un changement dicté par les intérêts intestinaux des politiques.
Connaissant parfaitement bien le climat politique congolais, duquel les politiques rougissent à l’arrivée du partage de gâteau, Judith Suminwa devra se remettre à la protection de l’autorité du chef de l’Etat, Félix Tshisekedi Tshilombo, pour prendre courageusement des mesures impopulaires mais dures, tenant compte du bien-être de la population. Elle doit, dans tous les cas, s’attendre à des pierres que peuvent lancer, à son endroit, les avides des ministères qui seront frustrés pour leur mise en écart.
Dans le contexte actuel où le pays fait face à plusieurs défis, la population espère que la nouvelle venue à la Primature confectionnera son équipe proportionnellement à ces problèmes. L’importance politique des ministères varie selon les enjeux politiques du moment, période de guerre, crise économique, chômage, insécurité urbaine, rivalités politiques exacerbées, insécurité dans la capitale etc.
A vouloir trop satisfaire les choix des politiciens, Judith Suminwa creusera certainement sa chute, et les conséquences seront irrémédiables.
Akamus

