Le collectif des avocats de la Coalition de la Gauche Congolaise (CGC) a saisi, le jeudi 11 décembre 2025, le parquet général près la Cour de cassation pour déposer une plainte visant le ministre des Droits humains, Samuel Mbemba. Plusieurs infractions graves sont reprochées au membre du gouvernement : tentative d’assassinat, association des malfaiteurs, menaces d’attentat, coups et blessures ainsi qu’extorsion.
Selon la défense, cette initiative judiciaire fait suite à l’agression dont aurait été victime le président de la coalition, Jean-Marc Kabund A Kabund, ainsi que plusieurs cadres du mouvement, alors qu’ils se rendaient au meeting prévu au Camp Luka.
Les avocats affirment s’appuyer notamment sur les vidéos de menaces qui auraient été diffusées la veille de la matinée politique de la CGC par des individus présentés comme proches ou sympathisants du ministre Samuel Mbemba.
Ils expliquent qu’ils considèrent le ministre et son entourage directement impliqués dans les événements, précisant qu’en tant que juristes respectueux des lois, ils estimaient devoir saisir la justice pour que les faits soient examinés en toute impartialité.
Rappel des faits
La tension était particulièrement vive le samedi 06 décembre au Camp Luka, dans la commune de Ngaliema, où l’opposant Jean-Marc Kabund devait tenir son premier meeting depuis sa sortie de prison.
L’événement a tourné court après de violents affrontements ayant éclaté avant même le début de la manifestation. Blessé à la tête lors des bousculades, l’opposant a également vu son garde du corps et plusieurs militants de l’Alliance pour le Changement être touchés.
Selon les responsables de sa plateforme, les premières attaques auraient été déclenchées par des membres des « Forces du Progrès », supposés proches du ministre des Droits humains, Samuel Mbemba. Ces violences auraient ensuite été suivies d’une intervention musclée des forces de l’ordre, plongeant la zone dans une confusion totale. À 13 h, des scènes de panique étaient encore visibles alors que la population tentait de fuir les échauffourées.
Le lendemain, le ministre des droits humains Samuel Mbemba a condamné les incidents dans un communiqué officiel, rappelant que la liberté de manifestation est garantie par la Constitution, tout en soulignant l’obligation de notifier toute activité publique aux autorités compétentes. Sur les réseaux sociaux, plusieurs vidéos montrent des jeunes se réclamant de « Fatshi Béton » cherchant à empêcher la tenue du meeting, perçu comme une étape vers la marche annoncée du 15 décembre contre la guerre d’agression.
Réveil Congo

