Image default
Philosophie

La défaite des intellectuels en Afrique (Par Paul Zahiri)

Dans son analyse percutante, le professeur ivoirien Paul Zahiri dépeint les crises sociopolitiques et militaires persistantes en Afrique noire comme résultant d’un déclin alarmant de la connaissance et d’une marginalisation de la communauté scientifique. Il souligne la défaite apparente des intellectuels face à des forces armées instrumentalisées par des politiciens pour semer la violence à travers la société. Ce contexte fertile, caractérisé par un désert encyclopédique croissant, permet aux journalistes d’imposer leur propre interprétation de la vérité, du droit et de la justice, souvent dépourvue de fondement logique. Par ailleurs, Paul Zahiri préconise une réaffirmation du rôle des intellectuels et une éducation renforcée pour contrer l’analphabétisme, rétablir la vérité rationnelle et restaurer la gouvernance éclairée en Afrique noire. Ci-dessous sa réflexion :

Les crises sociopolitiques, et militaires, qui perdurent en Afrique noire sont aussi, et surtout de facture cognitive. Car il y persiste comme un recul constant de la connaissance, et une relégation de la communauté des sciences. La défaite des intellectuels, dignes de ce nom, semble réellement, et définitivement, signée. Il est vrai qu’elle a été aidée par des troufions, qu’on a armés de kalachnikovs. Que certains de nos politiciens professionnels ont jugés bon de mettre sur orbite. Pour déchaîner la violence et la propager, dans tout le corps social.

Un contexte favorable pour un désert encyclopédique qui croît, sans cesse, et à perte de vue. La place laissée vacante par le recul du savoir universitaire, et les exigences des catégories de la pensée, a été envahie par des journalistes. Qui dictent à présent ce que sont la vérité, le droit, et la justice. Mais bien souvent sans aucun fondement, et raisonnement, logiques. Juste des poncifs éculés, fort répandus, et propres aux petits détaillants d’idées vagues, et confuses. A la remorque de tous ceux-là, qui sont à même de leur tendre la pâtée, et devenir pour eux des personnes à célébrer coûte que coûte.

Alors que comme chacun devrait le savoir les valets, et les serviteurs, dans l’âme n’ont aucun rapport à l’héroïsme, et n’ont donc pas de héros. Ils n’ont que des maîtres, pour qui, ils s’adonnent à la séquestration d’une opinion publique. D’un infantilisme banal, pour ne pas dire carrément médiocre. Tant le taux d’analphabètes, parmi ceux qui la constituent, est passablement élevé et impressionnant.

Paul Zahiri

Articles similaires

L’Immobilisme doctrinal et les défis de l’Afrique noire (Par Paul Zahiri)

Rédaction

Répondez-Moi : Je suis fatiguée, tout juste après l’orgasme, il me tourne le dos et se met à ronfler ! (Gertrude/Mali)

Rédaction

« Combattre avec Dieu, contre Dieu » : rivalités, trahisons et leçons éternelles à tirer de la vie d’Esaü, Jacob et Rebecca ! (Par Prof. Paul Zahiri)

Rédaction

Pourquoi la taille si réduite du pénis dans le David de Michel-Ange ?

Rédaction

« De la faim de la philosophie à la fin de la philosophie », par Paul Zahiri

Rédaction

Achat du livre « Pour un Congo retrouvé » du Président Félix Tshisekedi : Voici le lien qu’Amazon a mis à votre disposition

Rédaction