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Philosophie

« Combattre avec Dieu, contre Dieu » : rivalités, trahisons et leçons éternelles à tirer de la vie d’Esaü, Jacob et Rebecca ! (Par Prof. Paul Zahiri)

Dans sa réflexion intitulée Dimanche jour de Dieu, le philosophe ivoirien Paul Zahiri explore la complexité des liens familiaux à travers le prisme des récits bibliques de la Genèse. S’arrêtant sur les figures d’Isaac, Rebecca, Esaü et Jacob, Zahiri propose une lecture philosophique qui dépasse le simple mythe pour interroger la nature humaine et les rivalités mimétiques. Il rappelle que ces textes, bien que fondateurs, relèvent de la mythologie et non de l’histoire vérifiable. À travers une analyse fine des comportements, ambitions et manipulations au sein de cette famille, l’auteur dévoile les tensions universelles qui traversent les relations humaines : favoritismes, jalousies, luttes pour le pouvoir et l’héritage. Dans ce contexte, la Genèse devient miroir et leçon, offrant un espace de méditation sur la fragilité, la duplicité et la grandeur humaine. Zahiri invite ainsi à réfléchir sur la condition humaine, ses paradoxes et ses dilemmes intemporels. Ci-dessous, sa reflexion du dimanche 09 Novembre 2025. 

Dimanche jour de Dieu. La pensée rétrocède dans le temps, et dans l’espace bibliques, pour méditer la famille et ses rivalités mimétiques. Elle s’arrête sur les figures d’Isaac, de Rebecca, d’Esaü, et de Jacob. Il est bon de préciser immédiatement que tous ces textes, de la Genèse, qui parlent d’eux sont mythologiques bien évidemment. En tout état de cause, ils ne sont pas historiques.
Il faut être d’une naïveté proprement extravagante pour le penser. Certes il a pu exister un ancêtre, Chef de clan, Abraham, et sa succession Isaac, et Jacob. Mais dans un passé tellement lointain, qu’il serait impossible de le déterminer. Mon premier constat reste que cette famille n’est pas sympathique, et qui en voudrait même ? Qui voudrait d’Isaac comme mari, et comme père? Pas très futé, au point de se faire piégé, lamentablement, par son épouse et son fils cadet Jacob.
Quand on sait que la Bible ne plaisante pas avec le droit d’aînesse si sacré, et consacré. Qui voudrait de la mère, la matriarche, Rebecca comme épouse? Qui prend le risque injuste, et énorme d’encourager la rivalité mimétique entre ses deux fils jumeaux Esaü, et Jacob? Qui voudrait d’un Esaü, tellement disttait, et lourd, comme frère ou comme ami? Que dire de Jacob, cet homme retors, cet usurpateur d’un droit d’aînesse, qui ne lui revient pas, pour assouvir son ambition? Celui qui a talonné son aîné Esaü, pour le surpasser?
Celui qui prendra le nom d’Israël, « combattre avec Dieu, contre Dieu », après le mystérieux combat, de nuit, du Jabbok? On l’a vu fuir son aîné qu’il avait spolié de son héritage, la fameuse, et fabuleuse, bénédiction abrahamique. Pour aller se cacher, chez son oncle maternel Laban, et épouser ses deux filles jumelles, ses cousines germaines, Léa et Rachel? Splendeur finale on le verra agenouillé devant son frère aîné, Esaü. Qui avait fini par le retrouver, et qui voulait lui régler son compte. Que dire, que dire? Pathétique tout ça non? Eh Dieu!

Prof. Paul Zahiri (à suivre dans la Rubrique Philosophie sur Réveil Congo)

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