La Ministre de la Jeunesse et de l’Éveil Patriotique, Grâce Emie Kutino, a lancé ce mardi à Béni, chef-lieu provisoire du Nord-Kivu, la deuxième phase des consultations nationales de la jeunesse. La ville symbolique, marquée par des années d’insécurité et de résilience, a été choisie pour donner la parole aux jeunes de cette province meurtrie.
Des délégations venues de plusieurs territoires du Nord-Kivu ont pris part à cette rencontre, déposant leurs plaintes, idées, urgences et propositions. L’objectif est de permettre à la jeunesse d’exprimer ses attentes et d’accélérer la recherche de solutions concrètes.
Dans son allocution, la ministre Grâce Emie Kutino a insisté sur l’importance de sa présence dans une province encore confrontée aux menaces terroristes : « Être au Nord-Kivu aujourd’hui, c’est écouter une jeunesse qui vit sous pression mais qui continue de croire en l’avenir. Notre vision est d’avoir une jeunesse écoutée, comprise et impliquée », a-t-elle déclaré.
Cependant, les échanges ont porté sur plusieurs défis cruciaux, notamment sur le chômage et l’accès à l’emploi, l’insécurité persistante, l’absence d’infrastructures d’encadrement, le manque d’opportunités socio-économiques.
En effet, cette étape marque la poursuite d’un programme national qui vise à donner une place centrale aux jeunes dans les décisions publiques. Les participants espèrent que cette consultation ne sera pas seulement une écoute, mais le début d’actions concrètes.
La rédaction

