La République démocratique du Congo traverse une période où les tensions politiques, les défis sécuritaires et les urgences sanitaires se croisent dangereusement.
À Kinshasa, le débat autour du changement de la Constitution prend une nouvelle ampleur après les déclarations d’Augustin Kabuya, qui assume désormais ouvertement le projet d’un nouveau texte inspiré de la Conférence nationale souveraine.
Une position qui continue de susciter de vives réactions dans la société civile et l’opposition, certains redoutant une instabilité politique aux conséquences imprévisibles.
Pendant ce temps, dans l’Est du pays, l’insécurité reste préoccupante avec de nouvelles alertes autour des activités du M23 et le renforcement des dispositifs sécuritaires à Kisangani. Comme si cela ne suffisait pas, la progression inquiétante de l’épidémie d’Ebola mobilise davantage les autorités sanitaires et les partenaires internationaux.
Entre crise politique, urgence sanitaire et malaise social, l’actualité congolaise reste marquée par de fortes turbulences.
REVUE DE PRESSE DU MERCREDI 27 MAI 2026
Constitution, l’UDPS de Kabuya assume désormais le projet d’un nouveau texte fondé sur la CNS. Lors d’une matinée politique organisée à Kinshasa, le secrétaire général du parti présidentiel, Augustin Kabuya, relayé par « INFOS27 », a défendu une réforme qu’il présente comme un hommage aux martyrs de la démocratie, tout en répondant aux critiques de l’Église catholique et de l’opposition.
Ce que le Président Félix Tshisekedi va perdre s’il change la Constitution selon Jean-Claude Katende. Tout en reconnaissant l’apport de l’actuel président de la République, cet acteur de la société civile, cité par « LA RÉFÉRENCE PLUS », affirme que dans les jours qui viennent même les Américains pourraient refuser de mettre en œuvre l’accord stratégique du fait de l’instabilité politique que va générer la révision ou le changement de Constitution.
Politique encore. Martin Kazembe soutient les sanctions américaines contre Joseph Kabila.
D’après « FORUM DES AS », près d’un mois après les sanctions américaines contre l’ancien président Joseph Kabila, le gouverneur intérimaire de la province du Haut-Katanga, terroir de l’ex-chef de l’État, brise le silence et salue ces mesures punitives infligées à celui qu’il qualifie de « rebelle ».
Situation sécuritaire. À Kisangani, les FARDC renforcent la sécurité de l’aéroport après une attaque du M23 soutenu par le Rwanda.
Selon « INFOS27 », les autorités assurent que des mesures de sécurité supplémentaires ont été déployées autour des installations stratégiques de la ville, tandis que des enquêtes sont en cours pour identifier d’éventuels relais locaux impliqués dans cette opération qualifiée de sabotage.
Pour faciliter la riposte à la maladie à virus Ebola, le Rwanda sommé de quitter la RDC. Car, explique « LE QUOTIDIEN », dans un contexte d’occupation, on ne sait pas réellement organiser la riposte, ni surveiller les personnes qui étaient en contact avec le seul cas confirmé. De même, il est prouvé que le Rwanda n’a ni la volonté, ni les moyens, ni l’expertise et l’expérience nécessaires pour s’attaquer à cette maladie qui inquiète.
À ce jour, nous apprend « LA PROSPÉRITÉ », trois provinces sur les vingt-six que compte la RDC sont touchées par la maladie à virus Ebola. Il s’agit du Nord-Kivu, de l’Ituri et du Sud-Kivu, pour un total de 11 zones de santé.
Face à la propagation rapide et inquiétante de l’épidémie de virus Ebola et au nombre croissant des décès liés à cette grave maladie en Ituri, le gouverneur de cette province, le général Johnny Luboya, écrit « LA TEMPÊTE DES TROPIQUES », est monté au créneau pour réclamer le déploiement immédiat de personnel qualifié et de matériel médical.
Pendant ce temps, le gouvernement renforce les mesures de riposte sanitaire.
D’après « L’AVENIR », des centres de traitement Ebola sont progressivement installés dans les principales zones affectées afin de permettre l’isolement rapide des malades et la prise en charge des cas suspects. Parallèlement, ajoute le tabloïd, des équipes spécialisées poursuivent les opérations de recherche des contacts afin d’identifier toutes les personnes ayant été exposées au virus.
De son côté, « ACTUALITÉ.CD » nous apprend que le Directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, et le Directeur exécutif des Urgences, Dr Chikwe Ihekweazu, se rendront, sauf imprévu, vendredi à Bunia, actuellement secouée par la maladie à virus Ebola.
Entre-temps, Fayulu appelle à une mobilisation citoyenne derrière les équipes médicales.
Dans un message publié sur son compte X, consulté par « AFRICANEWS », le président de l’ECiDé a mis l’accent sur l’implication communautaire comme condition sine qua non pour endiguer la propagation du virus.
Insalubrité de la ville et du marché central de Kinshasa : Tshisekedi tonne, mais Bumba résiste, constate « ECONEWS ». Pris entre la colère populaire liée à l’insalubrité chronique à Kinshasa et les équilibres politiques internes de son propre camp, le Président de la République, Félix Tshisekedi, semble confronté à un dilemme embarrassant autour du sort du gouverneur Daniel Bumba.
Malgré la colère au Marché central, pourquoi Tshisekedi maintient Daniel Bumba ? La question est à la Une du journal « CONGO NOUVEAU ». Retards persistants dans la rénovation des routes, absence de visibilité sur la gestion de Kinshasa, embouteillages non maîtrisés et critiques autour du chantier du nouveau Marché central : la gestion du gouverneur Daniel Bumba est de plus en plus contestée.
Dans le secteur de la justice, le Conseil supérieur de la magistrature siffle la fin de la récréation sur les réseaux sociaux. Dans un communiqué parvenu à « LA PROSPÉRITÉ », le Secrétariat permanent du Conseil supérieur de la magistrature a adressé une mise en garde sévère aux magistrats congolais concernant l’usage abusif des réseaux sociaux. L’institution rappelle à l’ordre un corps judiciaire dont certains membres s’éloignent des règles de déontologie et de réserve.
Justice encore. « LAUNEFM.CD » nous informe de l’arrestation de Barnabé Milinganio, après ses déclarations affirmant que le Président rwandais Paul Kagame serait partiellement congolais par son père présenté comme issu de l’ethnie Rega.
Dans le reste de l’actualité, l’Intersyndicale nationale dénonce un projet de décret salarial.
Selon « FORUM DES AS », les syndicalistes estiment que toute question liée aux salaires, au SMIG et aux conditions des travailleurs doit impérativement être discutée dans le cadre du Conseil national du travail, avant toute décision gouvernementale.
Autre chose avec « CONGO NOUVEAU », qui accuse la SNEL de plonger tout le pays dans le noir. À Kinshasa, comme dans la majorité des provinces de la RDC, l’accès à l’électricité demeure une promesse inachevée.
Malgré des ressources hydroélectriques parmi les plus importantes au monde, estimées à plus de 100 000 MW de potentiel technique, la population congolaise continue de vivre au rythme des délestages, des coupures intempestives et de l’absence totale de réseau dans de vastes zones rurales.
À l’OCC, « LA TEMPÊTE DES TROPIQUES » nous apprend que la suspension du DG Étienne Tshimanga a été levée. Cette réhabilitation met aussi fin à l’intérim qu’assumait à ce poste, depuis le 18 février 2026, la Directrice générale adjointe Christelle Muabilu, sur décision de la tutelle.
Un mot de sport pour terminer cette revue de presse. Le sprint final pour le titre national de football est officiellement relancé. Par un arrêté publié hier mardi dont « LA TEMPÊTE DES TROPIQUES » s’est procuré une copie, le ministère des Sports a accordé une prolongation exceptionnelle de vingt jours à la saison sportive 2025-2026.
Tapie Lutunu et Réveil Congo

