Depuis l’annonce de l’exécution de la peine de mort en République démocratique du Congo (RDC), les voix s’élèvent soit pour dénoncer cette décision de la justice congolaise, soit pour la soutenir. Mais dans un sens comme dans un autre, il faut reconnaitre que cette décision courageuse des autorités congolaises ne peut faire peur qu’aux officines du mal. Seuls des « Congolais par procuration », à la loyauté douteuse, ont du mal à avaler cette pilule. « La loi est dure mais c’est la loi », dit-on.
A un certain moment, il faut s’assumer. Surtout lorsque la maison est attaquée et que les enfants servent de porte d’entrée pour l’ennemi. En toute logique et au regard des défis auxquels la RDC est confrontée, la justice congolaise a de bonnes raisons de prendre une décision aussi importante pour décourager toutes les brebis galeuses et autres enfants de la perdition qui feront désormais face à la peine capitale.
Après plus de deux décennies de conflits armés et interethniques montés de toutes pièces par des Congolais au service de l’ennemi et autres pilleurs de ses ressources naturelles, la RDC est en droit de se trouver toutes les possibilités pour rétablir l’autorité de l’Etat et l’intégrité territoriale. La peine de mort en est une. Sinon, pourquoi cela ferait-il peur si l’on ne se reproche de rien et que l’on n’est pas prêt à trahir son pays ?
Chasse aux traitres
Le but du moratoire datant de 2003 sur l’exécution de la peine de mort, levé par le gouvernement suivant certaines dispositions précisées dans une note circulaire, signée le mercredi 13 mars 2024, par la ministre de la Justice et Garde des sceaux, est de débarrasser la RDC des traîtres d’une part, et d’endiguer la recrudescence d’actes de terrorisme et de banditisme urbain entraînant mort d’homme, d’autre part.
Il s’agit notamment de : « Vol ; détournement et destruction méchante (art. 202) ; Cas d’indiscipline ou de complicité avec l’ennemi ; une puissance étrangère ou avec un mouvement insurrectionnel ; Cas de participation, organisation ou commandement d’une rébellion, d’actes de terrorisme ou mouvement insurrectionnel ; Cas de trahison et désertion militaire ; Espionnage, crime de génocide, Crime contre l’humanité, crime de guerre; Complot militaire, violation des consignes en présence de l’ennemi, désobéissance de marcher contre l’ennemi, trahison, association de malfaiteurs; etc. »
Il sied de noter que la levée du moratoire interdisant l’exécution de la peine de mort intervient à la suite d’une plaidoirie faite récemment par le vice-Premier ministre de la Défense, Jean-Pierre Bemba pour juguler les trahisons dans les rangs des Forces armées de la RDC en ce temps de guerre.
Cependant, une certaine opinion, visiblement manipulée et au service de l’ennemi, ne cesse de multiplier des subterfuges pour critiquer et condamner cette décision salvatrice et souveraine des autorités congolaises. L’agitation observée depuis l’annonce de cette décision en est une preuve éloquente. A moins de se reprocher de quelque chose. Sinon, comment une telle décision peut-elle inquiéter des véritables citoyens animés d’un sens de patriotisme ? D’autres pensent que pour une justice implacable, ceux qui attaquent la levée du moratoire sur la peine de mort sont complices des ennemis de la RDC.
On tue au nom de la justice
Comment comprendre que des individus, pour des intérêts inavoués, tuent, violent des femmes et filles, massacrent des innocents … et au nom d’une quelconque décrispation, puissent bénéficier d’une grâce présidentielle ou d’un acquittement, sans aucune justice pour les victimes. Comment quelqu’un qui a servi et occupé des hautes fonctions dans l’armée, puisse un jour s’associer avec l’ennemi pour combattre son pays ?
Qu’on le veuille ou non, la décision du gouvernement congolais vient à point nommé. Elle se justifie par la situation dans l’Est du pays où les massacres et violences de tout genre ont fait des millions de victimes, alors que les auteurs restent impunis.
« Pendant les trente dernières années, la partie orientale de la République démocratique du Congo est en proie à des conflits armés récurrents, souvent orchestrés par des États étrangers qui, pour la circonstance, bénéficient parfois de la complicité de certains compatriotes Congolais », peut-on lire dans la circulaire de la ministre de la Justice et Garde des sceaux, Marie-Rose Mutombo.
« En vue de débarrasser l’armée de notre pays des traites d’une part, et d’endiguer la recrudescence d’actes de terrorisme et de banditisme urbain entraînant mort d’hommes, le gouvernement a décidé de la levée du moratoire sur l’exécution de la peine de mort », a ajouté Rose Mutombo dans ce document.
Cette décision des autorités congolaises pourra ainsi décourager les traîtres qui se comptent par milliers au sein des institutions, de l’armée et même dans la population congolaise. Leurs activités machiavéliques n’ont fait qu’endeuiller le pays au profit de nos voisins et de certaines multinationales assoiffées du sang humain.
Si beaucoup estiment que c’est une décision salvatrice pour le pays, certaines langues disent leurs inquiétudes du fait de l’état de la justice congolaise, qualifiée de malade par le juge suprême du pays. Par ailleurs, vu le danger que court le pays dans cette guerre avec le Rwanda via les terroristes du M23, les autorités congolaises se doivent donc de tout capitaliser pour venir à bout de cette guerre injuste et récupérer les territoires occupés par l’administration rwandaise sous le label du M23.
En tout état de cause, la levée du moratoire sur la peine de mort en RDC se dresse donc, par la voie de conséquence, comme une arme redoutable que s’offre le régime de Kinshasa pour faire face à l’achat de conscience des traitres et à la haute trahison.
On peut bien vouloir politiser cette décision mais la réalité est telle que nous ne pouvons pas nous permettre d’être plus cléments envers ceux qui déchirent le tissu même de notre société. La RDC n’a pas inventé la roue. Les États-Unis, première démocratie du monde, appliquent la peine de mort pour des crimes graves.
Alors, gare aux traitres et autres criminels qui s’aventureraient sur ce terrain. Car désormais, s’il le faut, la justice va tuer au nom de la justice.
Le Potentiel/Réveil Congo

