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Revue de Presse

Revue de presse : « la CENCO-ECC n’a reçu aucun mandat de Félix Tshisekedi » et après ?

La plupart des journaux et sites d’informations Kinois reviennent sur le briefing spécial animé par le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, hier lundi 10 février, qui a apporté un éclairage sur la situation sécuritaire et humanitaire qui prévaut dans l’est de la RDC avec la ville de Goma, comme épicentre.

D’autres médias s’intéressent sur l’affaire de 70 milliards au Conseil supérieur de la magistrature ainsi que l’arrestation des militaires 84 militaires des FARDC poursuivis pour l’assassinat présumé de civils et pillage à Kavumu.

La CENCO et l’ECC n’ont pas reçu mandat du président Félix Tshisekedi

Selon « FORUM DES AS », le ministre a indiqué que face à ce carnage, la voix de la RDC ne résonne plus seule mais avec un bon nombre de pays voire le monde entier et que le discours du mensonge du Rwanda sous la houlette de son président, Paul Kagame ne passera plus comme une lettre à la poste.

Pour La Prospérité , le gouvernement continue à déployer des efforts inlassables et des stratégies poussées pour rétablir la paix et la stabilité dans l’Est de la RDC. Devant la presse, il a indiqué que l’urgence absolue, pour l’heure, au niveau du  Gouvernement, c’est de parvenir à sortir la ville de Goma des griffes de l’ennemi, du reste identifié comme étant le  Rwanda, et de relancer le fonctionnement des services publics.

Interrogé sur l’initiative portée par les évêques, le ministre de la Communication et Médias, cité par  » INFOS27 « , a tenu à lever toute équivoque :  » Il faut savoir que le président de la République ne leur a pas donné un mandat quelconque.

Guerre dans l’Est : « La CENCO et l’ECC n’ont pas reçu mandat du président pour un dialogue » (gouvernement) , écrit infos.cd

« Le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a affirmé le lundi, lors d’un briefing, que le président de la République n’a donné aucun mandat aux pères spirituels, notamment aux évêques catholiques de la CENCO et aux responsables de l’ECC, pour engager des consultations en vue d’un dialogue sur la situation sécuritaire dans l’Est du pays », précise ce média en ligne.

« Ici, il faut savoir que le président ne leur a pas donné un mandat quelconque. Ils ont vu le président, ils avaient des propositions, mais le président de la République ne leur a pas donné un mandat pour l’engager. Ils sont en amont de leur démarche qui vise à avoir un pacte social pour la paix. Personne ne peut la décliner, même pas le président de la République », a précisé Patrick Muyaya.

Toutefois, renchérit le site, il a souligné que Félix Tshisekedi reste ouvert à toute initiative visant à favoriser la paix et la cohésion nationale. Patrick Muyaya s’est montré critique à l’égard des responsables religieux, dénonçant leur silence face aux pertes en vies humaines, estimées à plus de 3 000 personnes, lors des affrontements entre les rebelles et l’armée congolaise.

Toujours à propos de l’agression rwandaise, le Président Sud-Africain, Cyril Ramaphosa, réaffirme son engagement en faveur d’une solution diplomatique et politique qui donne la priorité à la stabilité de la RDC et de ses voisins afin de préserver la paix et le bien-être du peuple congolais. Sur son compte X, consulté hier lundi par « 7SUR7.CD« , il soutient le droit du peuple congolais de vivre à l’abri de toute force qui pille ses ressources naturelles.

Guerre de l’Est: les forces vives du Sénégal de coeur avec la RDC, nous rapporte « LE PHARE ». Selon le tabloïd, ils ont manifesté devant l’Ambassade de la RDC, à Dakar, en signe de soutien au peuple congolais, plus particulièrement aux victimes de la guerre au Nord-Kivu.

La Belgique, affirme Le Potentiel, a pris une position ferme à l’égard du Rwanda, demandant le retrait immédiat de ses troupes du territoire congolais et plaidant pour des sanctions contre Kigali. Cette déclaration a été faite hier lundi par le ministre des Affaires étrangères, Maxime Prévot, devant le Parlement belge. Le Ministre a souligné que le soutien militaire rwandais au groupe rebelle du M23, constitue une violation flagrante de la souveraineté de la RDC.

Ce qui fait dire à La Prospérité, le ton change véritablement après la phase de condamnation de l’agression du Rwanda contre la RDC. L’heure est désormais aux sanctions. Le  nouveau Gouvernement  belge a pris à bras-le-corps la crise de l’Est de la RDC.

L’affaire de 70 milliard de FC

Pendant ce temps, Dieudonné Kamuleta est appelé à s’expliquer sur les 70 milliards Fc de nouveaux magistrats. Selon Le Potentiel, le président du Conseil supérieur de la magistrature, Dieudonné Kamuleta, fait l’objet d’une question orale avec débat initiée par le député national Msenyimbwa Apele Janvier. Cet élu du peuple a déposé sa requête, hier lundi, au bureau de l’Assemblée nationale.

Le président du Conseil supérieur de la magistrature (CSM), Dieudonné Kamuleta, fait l’objet d’une question orale avec débat initiée par le député national Msenyimbwa Apele Janvier. Cet élu du peuple a déposé sa requête, lundi 10 février 2025 au bureau de l’Assemblée nationale. Selon l’auteur de cette interpellation, le président du CSM doit s’expliquer devant les élus du peuple sur l’utilisation du budget alloué aux nouveaux magistrats, dont une partie aurait été réaffectée à d’autres fins.

Dans sa démarche, le député Msenyimbwa s’appuie sur la lettre n°019/2025, qui constitue une réponse à une question écrite qu’il avait adressée au ministre du Budget sur la mécanisation de nouvelles recrues de la magistrature en 2022.

«En examinant attentivement ce document, il apparaît que le crédit annuel alloué au pouvoir judiciaire pour l’exercice 2024, un service public dont le gestionnaire est le Conseil Supérieur de la Magistrature, s’élevait à 364 478 740 204 Fc. Cette somme a été totalement décaissée. Parmi ce montant, une enveloppe de 70 000 000 000 Fc était spécifiquement destinée aux nouveaux magistrats en attente de leur nomination, mais qui, à ce jour, n’ont toujours pas été intégrés », affirme l’élu. Le député souligne que le CSM aurait utilisé ces fonds pour revaloriser la rémunération des magistrats en fonction en 2024, au lieu de les réserver aux nouvelles recrues.

«Ces magistrats n’ont jamais bénéficié de cette allocation, officielle[1]ment en raison de l’absence de leur nomination, selon le ministre du Budget. Face à cette situation, le CSM a décidé d’utiliser l’enveloppe destinée aux nouvelles recrues pour augmenter les salaires des magistrats en fonction, comme le précise la lettre officielle que j’annexe à ma requête », ajoute-t-il.

Des militaires face à leur juge

La radiookapi.net informe : « 84 militaires des FARDC poursuivis pour l’assassinat présumé de civils et pillage à Kavumu ».

Selon ce média, c’est depuis le lundi à l’auditorat militaire de Bukavu  que le procès contre 84 militaires des Forces armées de la RDC (FARDC) a débuté. Ils sont présumés auteurs de l’assassinat d’au moins 9 civils à Kavumu et Miti (Sud-Kivu) dans la nuit du 7 au 8 février dernier.
« Ces militaires ont été arrêtés par les services de sécurité de la province et déférés à la prison centrale de Bukavu dimanche 9 février.
Ces hommes en uniforme ont été appréhendés sur l’axe Mudaka-Miti-Kavumu-Kalehe au Nord de la ville de Bukavu, où ils auraient commis des exactions contre des civils, notamment des meurtres, des cas de torture, des pillages, des vols et des viols, rapportent des sources locales.  Au cours d’une réunion d’urgence tenue à Bukavu, le conseil de sécurité de la province a ordonné au commandant de la 33e région militaire appuyé par le ministère provincial de l’intérieur de procéder à leur arrestation.  L’opération s’est déroulée dans un climat de vive tension qui a ravivé la psychose au sein de la population déjà traumatisée par l’avancée des rebelles du M23 », peut-on lire.

Toujours en lien avec la situation dans l’est de la RDC , La Tempête des Tropiques fait état de l’arrestation des dizaines de militaires et d’éléments d’autodéfense dits  » Wazalendo « . Ces derniers, explique le quotidien, sont accusés d’avoir commis des meurtres et des pillages dans certains villages du territoire de Kabare et dans la ville de Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu.

Et selon Actualite.cd, le tribunal militaire garnison de Bukavu a ouvert le lundi 10 février, le procès en procédure en flagrance, de ces 84 militaires venus de différentes unités pour meurtre, vols et pillages, révolte, dissipation des munitions et fuite devant l’ennemi à Katana, Mululu, Miti, Murhesa, Mudaka et Kamanyola.

Des faits commis lors de fuite devant les rebelles du M23, rappelle le portail, qui note que ces militaires ont tiré des coups de feu dans les villages, créant une panique au sein de la population.

La plupart des prévenus ont été arrêtés à l’aéroport de Kavumu et ses environs, d’autres à Kamanyola, souligne l’Agence congolaise de presse. L’audience d’hier lundi a été consacrée à l’identification des prévenus et à la constitution des parties civiles.  En droit pénal militaire congolais, ces actes reprochés aux prévenus sont passibles de la peine de mort, détaille l’agence.

FIN

 

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