Une page majeure de la diplomatie africaine est en train de s’écrire à Washington. Ce jeudi, plusieurs dirigeants du continent, dont le président angolais João Lourenço, le chef de l’État burundais Évariste Ndayishimiye, la vice-présidente ougandaise Jessica Alupo, l’ancien président nigérian Olusegun Obasanjo et l’ex-président kenyan Uhuru Kenyatta, assistent en qualité de témoins à la signature très attendue de l’accord de paix entre la République démocratique du Congo et le Rwanda.
La cérémonie se déroule à l’Institut américain pour la paix, où les délégations congolaises et rwandaises ont pris place tôt dans la matinée. L’événement marque l’aboutissement de plusieurs mois de négociations menées sous médiation internationale, avec l’appui stratégique des États-Unis.
Autour du président Félix Tshisekedi, plusieurs membres du gouvernement congolais et hauts responsables institutionnels accompagnent la signature de cet accord qui vise à stabiliser durablement la région des Grands Lacs.
Le texte, présenté comme la colonne vertébrale du nouveau cadre de coopération régionale, englobe les volets politique, sécuritaire, économique et humanitaire. Il prévoit notamment une coordination renforcée dans l’exploitation des minerais stratégiques, des projets énergétiques communs autour de Ruzizi III et du méthane du lac Kivu, ainsi qu’un vaste programme d’intégration des infrastructures routières, portuaires et aériennes.
La présence de figures africaines influentes témoigne de l’importance accordée à ce processus. João Lourenço et Évariste Ndayishimiye, déjà impliqués dans plusieurs initiatives de pacification régionales, jouent un rôle clé dans l’accompagnement diplomatique. Jessica Alupo représente l’engagement de Kampala dans la stabilité régionale, tandis qu’Olusegun Obasanjo et Uhuru Kenyatta apportent leur expérience en médiation.

