À l’occasion de la deuxième journée du Dialogue continental de la jeunesse, les échanges se sont focalisés sur l’économie et la création d’emplois pour les jeunes, face aux défis de croissance du continent, un appel fort a été lancé aux États membres de l’Union africaine (UA) pour faire de l’intégration économique une priorité absolue.
Pour faciliter la circulation des capitaux et stimuler les échanges, trois leviers majeurs ont été défendus, l’opérationnalisation de la ZLECAf, l’instauration d’une monnaie unique et la création d’une véritable union douanière.
Cette ambition s’appuie sur des réalités concrètes du terrain, évoquant le potentiel du marché local, Patrick Mushombe, point focal de l’International College for Diplomatic Affairs (ICDA), a notamment rappelé que, « les échanges de marchandises entre la ville de Bujumbura au Burundi et celle d’Uvira, en République démocratique du Congo, démontrent le potentiel du commerce transfrontalier pour stimuler l’emploi et les opportunités pour les jeunes.»
Cet exemple entre le Burundi et la RDC prouve que la levée des freins commerciaux produit des effets immédiats sur le quotidien des populations, l’intégration africaine ne doit plus se limiter aux discours institutionnels elle doit s’incarner dans des politiques pragmatiques, capables d’offrir un avenir professionnel durable à la jeunesse du continent.
Banza Alain Tarcisse.

