La crise entre les États-Unis et l’Iran continue de s’intensifier, avec des échanges de menaces de plus en plus alarmants. Lundi, le président américain Donald Trump a prévenu que Washington n’hésiterait pas à frapper l’Iran « beaucoup plus fort » si Téhéran décidait de bloquer le transport de pétrole dans la région.
En réponse, Ali Larijani, chef du Conseil suprême iranien de sécurité nationale, a adressé un avertissement solennel à Donald Trump. Sur le réseau X, il a écrit : « Faites attention à ne pas être éliminé. Des puissances supérieures à vous ont tenté d’anéantir la nation iranienne et ont échoué. L’Iran ne craint pas vos menaces vides. » Ces déclarations interviennent au onzième jour du conflit, qui a débuté le 28 février avec des frappes conjointes des forces américaines et israéliennes.
La situation maritime est particulièrement préoccupante. Le détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite près de 20 % du pétrole mondial, connaît d’importantes perturbations. Mardi, le porte-parole des Gardiens de la Révolution, Ali Mohammad Naini, a affirmé que les forces iraniennes empêcheraient temporairement l’exportation de pétrole vers les pays considérés comme hostiles, jusqu’à nouvel ordre.
Ces tensions ont déjà des répercussions sur les marchés mondiaux. Les perturbations dans le détroit et la menace d’une escalade ont provoqué une volatilité importante des prix du pétrole, tandis que les analystes préviennent que cette situation pourrait influencer lourdement la stratégie américaine dans la région. Emily Stromquist, analyste chez le cabinet Teneo, a souligné que la combinaison des perturbations maritimes et de la pression sur les marchés énergétiques pèserait sur les décisions de Washington.
AKAMUS

