Lors de la conférence internationale consacrée à la paix et à la prospérité dans la région des Grands Lacs, tenue ce jeudi 30 octobre à Paris, le président français Emmanuel Macron a annoncé la réouverture prochaine de l’aéroport de Goma.
Cette mesure vise à faciliter l’arrivée de vols humanitaires destinés à venir en aide aux populations durement éprouvées par les violences dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC).
Le chef de l’État français a précisé que cette initiative s’inscrira dans un dispositif plus large incluant la création de corridors humanitaires, afin d’assurer un acheminement rapide et sécurisé de l’aide internationale vers les zones en crise. Il a également indiqué que les engagements financiers promis pour soutenir les communautés vulnérables dépassaient 1,5 milliard de dollars.
Profitant de cette tribune, le président congolais Félix Tshisekedi a tenu à rappeler que la catastrophe humanitaire qui sévit dans son pays trouve son origine dans les activités du groupe armé AFC/M23. Il a une nouvelle fois accusé le Rwanda de fournir à ce mouvement un appui militaire, logistique et financier, qualifiant ces ingérences de violation de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la RDC.
En réponse, le ministre rwandais des Affaires étrangères, représentant le président Paul Kagame, a exprimé l’opposition ferme de Kigali à la décision française. Selon lui, toute initiative concernant cette crise devrait être discutée dans le cadre des pourparlers de Doha entre l’AFC/M23 et les autorités congolaises. Il a ajouté que l’aéroport de Goma ne saurait être rouvert « tant qu’il demeure sous le contrôle de facto de l’AFC/M23 ».
AKAMUS

