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Politique

Kinshasa : l’opposant Martin Fayulu tient son meeting sous un impressionnant dispositif sécuritaire

L’opposant politique Martin Fayulu, président du parti Engagement pour la citoyenneté et le développement (Écidé), a été empêché dimanche 21 décembre 2025 de tenir une conférence-débat sur le dialogue national inclusif dans une salle privée située à la Cité verte, dans la commune de Selembao, à Kinshasa.

Selon Martin Fayulu, les autorités auraient exercé des pressions sur les responsables de la salle, pourtant régulièrement réservée par une organisation de jeunes, les poussant à fermer les portes et à interdire l’accès aux participants. Face à cette situation, l’ancien candidat à la présidentielle a refusé de renoncer à son activité et a choisi de s’adresser directement à la jeunesse, à l’extérieur de l’enceinte barricadée.

Déployant un important dispositif sécuritaire mêlant policiers et militaires lourdement armés autour de la Cité verte, les forces de l’ordre n’ont toutefois pas empêché Martin Fayulu de poursuivre son échange citoyen en plein air, dans la rue.

Visiblement indigné, l’opposant a dénoncé ce qu’il considère comme une grave atteinte aux libertés fondamentales. Il a rappelé que sa personne importe peu à ses yeux, mais qu’il ne peut accepter que, dans son propre pays, la loi soit piétinée. Pour lui, empêcher un citoyen de parler à la jeunesse congolaise est une dérive dangereuse pour la démocratie.

Martin Fayulu a insisté sur le sens de son combat pour un dialogue national inclusif, estimant qu’il s’agit d’une exigence essentielle pour sauver la cohésion nationale. Il s’est interrogé sur les raisons pour lesquelles on chercherait à l’empêcher d’expliquer aux jeunes Congolais pourquoi ce dialogue est, selon lui, indispensable à l’avenir du pays.

Sur le plan légal, le président de l’Écidé a tenu à rappeler que la loi congolaise est claire : une activité organisée dans un lieu privé ne nécessite aucune autorisation préalable des autorités. Même pour une manifestation sur la place publique, a-t-il précisé, la loi prévoit une simple information à l’autorité administrative, et non une demande d’autorisation.

Cette situation intervient quelques jours après l’interdiction et la répression d’une marche réclamant le dialogue national inclusif, initiée par l’opposant Jean-Marc Kabund, alors que, dans le même temps, une manifestation de l’Union sacrée, plateforme au pouvoir, s’était déroulée sans incident majeur.

Pour Martin Fayulu, ces faits traduisent un traitement à deux vitesses et une volonté manifeste de restreindre l’espace démocratique.

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