Près de quatre mois après l’investiture du gouvernement dirigé par la première ministre Juditth Suminwa, l’heure est désormais au bilan. Lors de la vingtième réunion du Conseil des ministres tenue le 1er novembre à la Cité de l’Union Africaine, le président Félix-Antoine Tshisekedi a annoncé le lancement, dès ce mois de novembre, d’un processus d’évaluation trimestrielle pour l’ensemble de l’exécutif.
Cette mesure, qui prend effet immédiatement, vise à garantir la réalisation des engagements pris devant le peuple congolais, en réponse aux promesses de campagne de 2023. Pour cette première évaluation, les ministres seront jugés sur leur application des instructions présidentielles, des recommandations issues des réunions du Conseil des ministres, et des décisions prises dans ce cadre. Dans le souci d’atteindre une rigueur sans précédent, le chef de l’État a également chargé la Première ministre de concevoir, avec son cabinet, un mécanisme d’évaluation précis et efficace.
Parmi les priorités inscrites au programme gouvernemental, figurent la création d’emplois, la défense du pouvoir d’achat, l’amélioration de la sécurité des personnes et des biens, la diversification de l’économie nationale, l’accès aux services sociaux de base, et le renforcement des services publics. Avec un budget ambitieux estimé à 277 066 milliards de francs congolais pour les cinq prochaines années, soit près de 92,9 milliards USD, le gouvernement doit répondre à des attentes élevées et agir à la hauteur des défis nationaux.
L’évaluation trimestrielle est perçue comme un tournant dans la gouvernance de la RDC. Ce contrôle strict des résultats visera à renforcer la confiance des citoyens envers leurs dirigeants. Par ce processus, le président Tshisekedi espère que l’équipe Suminwa traduira en actions concrètes les promesses faites, marquant ainsi une nouvelle étape dans la marche vers le développement et la stabilité du pays.

