À l’occasion de la Journée internationale du travail, déclarée chômée et payée en République Démocratique du Congo, le professeur Edho Mukendi a adressé une série de recommandations au gouvernement congolais pour améliorer les conditions des travailleurs dans le pays, entre autres, la mise en œuvre d’une réforme du droit du travail pour garantir des conditions de travail décentes, des salaires équitables et un système de sécurité sociale accessible à tous.
Il recommande également d’investir dans l’emploi des jeunes à travers des programmes de formation technique, le soutien à l’entrepreneuriat, ainsi que la facilitation de l’accès aux marchés de l’emploi.
Dans la même logique, ce scientifique appelle le gouvernement à renforcer les organisations syndicales et à garantir la liberté d’association, afin d’assurer une meilleure défense des droits des travailleurs. Il suggère aussi de mettre en place un cadre réglementaire pour le secteur informel, permettant l’intégration de droits fondamentaux pour les travailleurs de ce secteur, tout en insistant sur la promotion de l’équité du genre au travail et la lutte contre toutes formes de discrimination.
« Le travail doit être un vecteur de dignité, de justice et de progrès. Le 1er mai ne doit pas être qu’un jour férié, mais une occasion de transformations profondes pour bâtir une société plus équitable et plus humaine », a-t-il déclaré.
Et de conclure : « J’invite chacun à honorer son engagement avec intégrité, et j’appelle l’État à replacer le travailleur congolais au centre de ses politiques publiques. »
Enfin, le professeur Mukendi a plaidé pour une lutte rigoureuse contre le harcèlement sexuel en milieu professionnel, dénonçant également les cas de chantage amoureux imposés aux femmes en quête d’emploi.
Stéphane Joël Kande
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