La Tanzanie traverse des heures sombres au lendemain d’une élection présidentielle à la saveur amère.
Selon les résultats officiels, la présidente sortante Samia Suluhu Hassan a remporté le scrutin avec 97,66 % des voix, soit plus de 31 millions de suffrages, contre 0,65 % seulement pour son principal rival. Un score qualifié de « soviétique » par plusieurs observateurs, tant il interroge sur la transparence du processus électoral.
Mais au-delà des chiffres, c’est l’atmosphère de terreur qui frappe les esprits. Depuis la proclamation des résultats, le pays est plongé dans le noir : coupures d’électricité, d’internet, et fermeture de nombreuses stations de radio ont paralysé la communication nationale.
Des témoignages font état d’une répression d’ampleur, avec plus de 800 morts recensés lors des manifestations ayant suivi l’annonce des résultats.
Selon des sources locales, plusieurs arrestations massives ont eu lieu dans les principales villes du pays, alors que des milliers de citoyens appellent à poursuivre les protestations malgré la peur. Dans ce climat tendu, des informations non confirmées font état de l’évacuation de la présidente Samia Suluhu Hassan vers une destination encore inconnue.
Les observateurs internationaux appellent à la retenue et demandent l’ouverture d’une enquête indépendante sur le déroulement du scrutin et la répression qui s’en est suivie. En attendant, la Tanzanie, jadis perçue comme un modèle de stabilité en Afrique de l’Est, semble sombrer dans une crise politique et humanitaire sans précédent.
AKAMUS

