Le mouvement citoyen MACHOZI YA RAÏYA plaide pour la gratuité ou la réduction des frais liés aux épreuves certificatives de l’édition 2026 au Sud-Kivu.
Dans une déclaration rendue publique ce samedi 18 avril 2026 et signée par Emmanuel Abedi Pascal, coordonnateur urbain du mouvement à Uvira, l’organisation exprime sa vive inquiétude face au montant d’environ 160 000 francs congolais exigé pour la participation à l’Examen d’État (EXETAT) et au Test National de Sélection et d’Orientation Scolaire et Professionnelle (TENASOSP).
Selon ce mouvement citoyen, cette somme représente un fardeau lourd pour la majorité des familles du Sud-Kivu, déjà fragilisées par la crise sécuritaire et économique persistante dans l’Est de la République démocratique du Congo. Les conflits armés dans plusieurs zones ont entraîné des déplacements massifs de populations, la paralysie des activités économiques ainsi qu’une forte baisse des revenus des ménages.
Dans plusieurs territoires de la province, notamment Kalehe, Fizi, Walungu, Kabare, Kamituga, Uvira, Shabunda et la plaine de la Ruzizi, de nombreuses familles peinent à subvenir à leurs besoins essentiels. Dans ces conditions, les frais des épreuves certificatives deviennent un obstacle majeur pour de nombreux élèves finalistes.
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Le mouvement rappelle par ailleurs que, face à une situation similaire, le gouvernement congolais avait déjà pris en charge l’année dernière les frais des examens pour les élèves du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri, afin d’alléger la charge financière des familles touchées par les conflits.
Face à cette réalité, MACHOZI YA RAÏYA appelle les autorités compétentes à faire preuve de responsabilité et de compassion en reconduisant cette mesure ou en adoptant une réduction significative des frais. Il insiste également sur la nécessité de protéger les élèves les plus vulnérables, notamment les enfants déplacés, les orphelins de guerre et ceux issus de familles démunies.
Pour le mouvement, garantir l’accès équitable aux épreuves certificatives est essentiel pour l’avenir de la jeunesse du Sud-Kivu. Il exhorte ainsi les autorités nationales à prendre des mesures urgentes afin d’éviter que des milliers d’élèves ne soient privés de leur droit à l’éducation.
Isaka Kijana

