La population d’Uvira, chef-lieu provisoire de la province du Sud-Kivu, exprime son indignation face aux factures jugées élevées émises par la Régie de distribution d’eau (REGIDESO) et la Société nationale d’électricité (SNEL), après plusieurs mois marqués par l’insécurité et la paralysie des activités socio-économiques.
Du 10 décembre 2025 au 18 février 2026, la ville d’Uvira a traversé une période difficile caractérisée par l’insécurité et l’occupation illégale par les rebelles de l’AFC/M23. Cette situation a entraîné la suspension de nombreuses activités économiques et administratives, plongeant la population dans une forme de confinement forcé. Plusieurs ménages se sont retrouvés sans revenus, accentuant la précarité sociale.
Après la libération de la ville par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par les Wazalendo, les activités ont progressivement repris.
Dans cet élan de relance, plusieurs acteurs ont adopté des mesures de solidarité en faveur de la population. Certains bailleurs ont accordé des facilités à leurs locataires, allant jusqu’à l’annulation de certains loyers. Les établissements scolaires, tant publics que privés, ont également suspendu la perception des frais scolaires du mois de janvier.
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De leur côté, certains services publics ont consenti des allègements fiscaux, notamment la Direction générale des impôts (DGI), la Direction générale des douanes et accises (DGDA), l’Office congolais de contrôle (OCC), l’OGEFREM, la mairie ainsi que le gouvernorat provincial, dans le but de soutenir la population durement affectée par la crise.
Cependant, la REGIDESO et la SNEL semblent adopter une position contraire, selon plusieurs habitants. Ces derniers dénoncent des factures élevées, malgré les perturbations observées dans la fourniture d’eau et d’électricité durant la période d’insécurité.
« Nous avons passé plusieurs semaines sans activités ni revenus. Certains quartiers n’étaient même pas régulièrement alimentés en eau et en électricité. Aujourd’hui, nous sommes surpris de recevoir des factures élevées », déplore un habitant d’Uvira.
Face à cette situation, la population appelle les responsables de ces deux entreprises publiques à faire preuve de compréhension et à envisager des mesures d’allègement, à l’instar des autres institutions. Les habitants estiment que cette démarche permettrait de soulager les ménages déjà fragilisés par plusieurs mois de crise sécuritaire.
Isaka Kijana

