La mairie de Kamituga, dans la province du Sud-Kivu, tire la sonnette d’alarme face à la circulation de boissons avariées sur le marché local, une situation qui représente une menace sérieuse pour la santé de la population.
Selon les autorités municipales, certains commerçants continuent de mettre en vente des produits impropres à la consommation, notamment des boissons de marques Bralima et Azam, exposant ainsi les consommateurs à de graves risques sanitaires.
Face à cette menace, le maire de Kamituga monsieur Alexandre bundya mupila, par l’entremise de sa cellule de communication, a donné des instructions strictes au lieutenant de la Police nationale congolaise (PNC) chargé de l’assainissement, au coordinateur de l’environnement ainsi qu’au coordonnateur de l’hygiène et assainissement de la mairie. Ces derniers sont appelés à renforcer les contrôles et à assumer pleinement leur mission de protection de la santé publique.
Par ailleurs, l’autorité urbaine invite les consommateurs à faire preuve d’une vigilance accrue en vérifiant systématiquement les dates de péremption avant toute consommation de boissons industrielles. Un geste simple, mais essentiel pour prévenir des conséquences sanitaires parfois graves.
Joint par notre rédaction, le lieutenant de la PNC chargé de l’assainissement, Jonathan Bundandali, a dénoncé le comportement irresponsable de certains revendeurs. « Plusieurs commerçants ont été surpris en flagrant délit, vendant ces boissons périmées à bas prix sous prétexte de promotion, alors qu’ils savent qu’elles sont impropres à la consommation », a-t-il déclaré.
Selon les autorités locales, la dégradation avancée de la Route nationale numéro 2 (RN2) figure parmi les causes principales de cette situation. Les difficultés d’acheminement poussent certains commerçants à conserver leurs marchandises pendant de longues périodes dans des dépôts, favorisant ainsi leur expiration avant leur mise sur le marché.
Les services sanitaires mettent en garde contre les conséquences liées à la consommation de ces boissons avariées, susceptibles de provoquer plusieurs maladies, notamment la typhoïde, des maux d’estomac, des douleurs abdominales, des maux de tête, des troubles de la tension artérielle et d’autres complications.
Tout en rassurant la population de leur détermination à intensifier les opérations de contrôle et à sanctionner les contrevenants, les autorités municipales appellent également les habitants à collaborer avec les services compétents en dénonçant tout cas suspect, afin de préserver la santé collective.
Isaka Kijana

