Les réflexions continuent d’affluer dans la presse après l’incident du 11 septembre à l’aéroport international de N’Djili. Cette fois, c’est l’analyse de Sylvère Boswa Isekombe, Secrétaire général du Parti communiste congolais, qui attire l’attention.
Son constat met en lumière une chaîne de responsabilités inacceptables dans ce qui s’apparente à un putsch manqué contre le président Félix Tshisekedi. Boswa Isekombe pointe plusieurs manquements : défaillances des services aéroportuaires, absence de balisage lumineux, tour de contrôle partiellement opérationnelle, négligence de la sécurité présidentielle, coupure non anticipée par la SNEL et carences des politiques ministérielles en matière de sécurité. Les ministères des Transports, de l’Énergie et de l’Intérieur sont directement cités.
« Ce n’est pas seulement une panne technique : c’est une faute collective aux conséquences potentiellement dramatiques », a-t-il confié à Réveil Congo. Selon lui, des sanctions pédagogiques et des enquêtes rigoureuses s’imposent afin que pareille situation ne se reproduise plus. Ci-dessous, sa tribune libre :
UN AVION PRÉSIDENTIEL EN DIFFICULTÉ D’ATTERRISSAGE FAUTE D’ÉLECTRICITÉ À L’AÉROPORT À QUI LA FAUTE ? UNE ANALYSE
L’aéroport est privé d’électricité donc , pas de balisage lumineux,pas de tour de contrôle pleinement opérationnelle, équipements de sécurité au sol indispensable cela compromet la sécurité d’atterrissage et met en danger la vie du président de la république,chef de l’État.
Qui est responsable ?
I. Autorité de l’aéroport international qui est civilement et pénalement responsable car l’aéroport doit absolument être assuré de service d’électricité en permanence. Les gestionnaires des services de l’aéroport sont censés prévoir un service de secours d’électricité comme groupes électricités avec une alimentation de secours. La non disponibilité de l’électricité au moment de l’arrivée du président est une faute grave de gestion ou de maintenance. Un aéroport international qui doit accueillir des officiels ou des vols présidentiels , l’électricité entre du domaine de la sécurité. Ailleurs on peut parler d’attentat contre le chef de l’État.
II. Ministère des Transports
Si l’incident découle d’un manque de budget,de négligence prolongée ou de mauvaise gestion des infrastructures,la responsabilité politique remonte au ministère en charge de l’énergie et son collègue des transports
III. Sécurité présidentielle et protocole d’État
Avant chaque déplacement présidentiel , une équipe d’avance est prévue pour les missions ci après :
1. Vérification des conditions de n’importe quel aéroport, sécurité, équipements,meteo etc
2. La planification d’un plan B c’est-à-dire prévoir l’aéroport secondaire ou une disposition complémentaire pour permettre au chef de l’État d’atterrir sans problème ou d’arriver chez lui . On peut prévoir l’aéroport si la route est minée par les embouteillages monstres, des manifestations contre le régime etc
3. Si aucune vérification n’est faite au préalable,le sécurité présidentielle sera tenue aussi pour responsable de l’incident pour négligence
IV. Société Nationale d’Électricité
En cas de délestage ou coupure non signalée au préalable. Le gestionnaire du réseau électrique du pays doit savoir que l’aéroport d’une nation entre du domaine de la sécurité nationale. Il ne peut y avoir de coupure d’électricité. L’aéroport est du domaine ou de la catégorie des priorités pour fournir l’électricité. La coupure du courant pendant l’atterrissage d’un chef de l’État est un attentat.
V. Ministère de l’Énergie
La snel dépend de ce ministère, sa faute implique directement son tutelle car l’autorité politique doit assumer sa responsabilité politique dans l’incident. Il faut sanctionner avec rigueur la négligence des chefs des différents services liés au ministère. Des coupures sauvage d’électricité entre du tableau de sabotage,une faute extrêmement grave et gravissime. Coupure pendant l’atterrissage d’un avion du chef de l’État ouvre la porte aux scénarios de tentatives d’attentats , de sabotages etc .
En conclusion, les entités responsables sont :
1. L’ensemble des services gestionnaires de l’aéroport, rubrique de faute technique directe
2. Aviation civile et Rva,manque de supervision sérieuse
3. Ministère des transports pour une responsabilité politique de
4. Ministère de l’énergie aussi pour responsabilité politique.
5. Ministère de l’intérieur et le gouverneur devraient auditionner pour l’insécurité du chef de l’État car leurs présences pendant décollage et atterrissage du président de la république est nécessaire et indispensable
6. Sécurité présidentielle pour négligence dans la vérification
7. Snel : coupure d’électricité entre dans sa responsabilité directe . Il faut toujours anticiper.
Pour terminer des sanctions doivent être pédagogiques contre tout le monde. On ne joue pas avec la sécurité d’une nation et surtout d’un président de la république.
La patrie ou la mort, nous vaincrons !
Boswa Isekombe Sylvere
Secrétaire général de Parti communiste congolais. Le lion au coeur rouge

