Tenue cette semaine en Afrique du Sud, la conférence de presse de Mill’s Tshibangu a été largement perçue comme une opération médiatique destinée à dédouaner Corneille Nangaa, pourtant condanmé par la justice militaire, accusé d’être l’un des principaux responsables des massacres de populations civiles dans l’Est de la RDC.
À travers cette sortie publique, l’initiative vise également à discréditer le régime du président Félix Tshisekedi, dans un contexte marqué par de fortes tensions sécuritaires et politiques. Outre quelques personnalités, cette enquête s’attaque également au ministre Guy Loando, ce qui contribuerait inévitablement à fragiliser la confiance de l’opinion publique envers les autorités nationales.
Face à cette initiative controversée, le Professeur Giscard Loando a publié une tribune dans laquelle il soutient fermement l’innocence du ministre Guy Loando et dénonce les nombreuses erreurs méthodologiques et factuelles contenues dans l’enquête de Tshibangu. Pour lui, les accusations sont basées sur des témoignages flous, des informations partielles et des interprétations orientées, sans aucune preuve solide ni décision judiciaire.
L’affaire met en lumière les enjeux éthiques du journalisme et la manipulation médiatique, où certains acteurs utilisent des enquêtes biaisées pour servir des intérêts politiques ou financiers.
Le Professeur Giscard appelle à la vigilance, au respect de l’éthique journalistique et à la défense des institutions, tout en rappelant que la vérité et la transparence doivent primer pour protéger le pays contre la désinformation et la distraction.
Ci-dessous, la Rédaction de Réveil Congo vous propose l’intégralité de la tribune du Professeur Giscard Loando :
L’AFFAIRE ZANI-KODO : ENTRE MERCENARIAT MEDIATIQUE ET HAUTE TRAHISON.
Le Peuple Congolais face au piège de la « distraction »
Résumé de l’analyse :
Cette analyse tente de déconstruire l’enquête de Miles Kambala à la lumière des preuves._ _Elle démontre comment ce récit médiatique subjectif s’inscrit précisément dans le « plat servi » aux ennemis de la République pour mettre le pays à genoux.
1. La « Distraction » : Le piège dénoncé par le Chef de l’État
Dans son adresse, le Président Félix-Antoine Tshisekedi a été d’une clarté absolue : « Ne soyons pas distraits ». Il a averti que ceux qui veulent mettre le pays à genoux comptent sur notre inattention pour « dépecer le Congo et pouvoir mieux le dominer ».
L’enquête de Miles Kambala sur l’affaire Zani-Kodo n’est pas du journalisme, c’est une opération de distraction massive cherchant à détourner les Congolais de l’essentiel : la défense du territoire face à l’agression.
2. Une enquête « commandée » contre les Ministres Patriotes
Le Président a rendu un hommage vibrant aux « braves » de la classe politique qui sont montés au créneau pour défendre la nation.
En citant des ministres comme S.E. Guy Loando Mboyo, le Chef de l’État a validé leur engagement. Dès lors, l’acharnement de Miles Kambala contre lui apparaît pour ce qu’il est : « `une tentative délibérée d’affaiblir ceux qui constituent le rempart institutionnel du pays« ` .
3. Anatomie d’une imposture : les failles scientifiques et les confusions entretenues
L’enquête de Miles Kambala souffre de lacunes méthodologiques et épistémologiques majeures qui trahissent une volonté de manipulation plutôt qu’un désir de vérité :
1. Confusion sur le droit de propriété : l’enquête entretient délibérément le flou sur l’identité des propriétaires. Alors que les registres officiels du Cadastre Minier confirment que les titres (PE 5078, 5079, 5081) appartiennent toujours à la société _Codo Research_ , Kambala tente de construire une narration de « spoliation d’État ». Cette contradiction fondamentale annule toute crédibilité scientifique à son travail.
2. Absence de rigueur probante_ : au lieu de s’appuyer sur des preuves matérielles ou des décisions de justice définitives, le récit repose sur des témoignages orientés et des interprétations subjectives. C’est un « journalisme d’opinion » déguisé en investigation, où la conclusion est tirée avant même l’examen des faits.
3. Lien fallacieux avec la rébellion_ : l’enquête tente de légitimer indirectement les revendications de certains acteurs liés à l’insécurité. En transformant un conflit commercial en une affaire d’État, elle offre un alibi moral à ceux qui cherchent des prétextes pour déstabiliser les institutions.
4. Nangaa et le « Plat servi » à l’ennemi : Le ressentiment comme arme de guerre
Le mouvement de Corneille Nangaa (AFC/M23) n’est pas une quête de libération, c’est un ressentiment patrimonial personnel. Nangaa a pris les armes parce qu’il n’a pas pu sécuriser des avoirs acquis dans l’opacité.
En relayant les arguments de ce mouvement via des enquêtes biaisées, Miles Kambala ne fait pas de l’information : il sert à l’ennemi le « _plat qu’il attendait_ ». C’est une forme de Haute Trahison qui consiste à transformer des frustrations financières individuelles en une cause rebelle, sacrifiant ainsi la souveraineté du pays sur l’autel d’intérêts mercantiles.
5. Pistes et perspectives : restaurer la vérité et l’autorité
Pour sortir de ce cycle de désinformation, trois axes de réflexion et d’action s’imposent :
Transparence et Pédagogie Institutionnelle : Il est impératif que les institutions (Cadastre Minier, Ministères) communiquent de manière proactive pour couper court aux rumeurs. La vérité documentaire doit être le premier rempart contre la calomnie.
Éthique et Responsabilité des Médias : La création d’un observatoire plus rigoureux de la presse est nécessaire pour distinguer l’investigation légitime de la sédition médiatique « commandée ».
Sanction de l’Impunité : Les outils juridiques (Code du Numérique et Loi Muyaya) doivent être activés non pas pour museler la presse, mais pour protéger la nation contre la cyber-diffamation et les atteintes à la sécurité de l’État.
Conclusion : Noël, Paix et Vigilance
Comme l’a conclu le Chef de l’État : « C’est le moment de défendre notre patrie_ ». En cette période de Nativité, nous invoquons la prophétie d’Isaïe sur le » Prince de la Paix » pour appeler à la Concorde nationale.
Que l’esprit de Noël nous unisse contre la distraction et la calomnie.
Congolais, restez vigilants : ne laissons pas l’ennemi diviser notre maison commune. Que cette fin d’année apporte la force à nos institutions et la paix à nos cœurs.
Joyeux Noël de Paix et de Concorde à tous!
Bruxelles, le 25.12.2025
Prof. Loando.B.Giscard, PhD

