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Économie

Pétrole : la RDC renforce ses approvisionnements face aux risques de rupture liés à la guerre en Iran

Pétrole et approvisionnement énergétique préoccupent les autorités de la République démocratique du Congo. La crise au Moyen-Orient menace l’équilibre du marché mondial du pétrole.

Face aux tensions provoquées par la guerre en Iran, le gouvernement congolais prend des mesures urgentes. L’objectif est d’éviter toute rupture de carburant dans l’économie nationale.

Réunion stratégique pour sécuriser l’approvisionnement en pétrole

Lundi 9 mars 2026, à Kinshasa, la ministre des Hydrocarbures Acacia Bandubola Mbongo a convoqué une réunion d’urgence.

La rencontre s’est tenue en présence du ministre de l’Aménagement du territoire Jean‑Lucien Bussa.

Les responsables des principales sociétés pétrolières et logistiques ont participé aux discussions. L’objectif principal était d’évaluer les risques liés aux approvisionnements en carburant

Selon Alain Ilunga, président du conseil d’administration de SEP Congo, la situation internationale impose une vigilance accrue.

De son côté, Augustin Nkuba Kasanji, directeur général de SONAHYDROC, estime nécessaire d’anticiper les perturbations du marché pétrolier mondial.

La flambée du pétrole inquiète les économies

Depuis l’escalade militaire en Iran, le prix du pétrole repart à la hausse.

Le baril de pétrole atteint désormais environ 96,62 dollars sur les marchés internationaux.

Cette hausse alimente la crainte d’une flambée durable des prix du carburant.

Une telle situation pourrait peser sur les transports, l’industrie et la croissance économique. Les pays importateurs, comme la République démocratique du Congo, restent particulièrement exposés.

Trois solutions pour protéger l’économie congolaise

Face aux turbulences du marché énergétique mondial, plusieurs pistes ont été étudiées.

Les autorités congolaises envisagent notamment :

  • compenser rapidement les pertes financières des sociétés pétrolières commerciales ;
  • réduire le prix moyen frontière pour stabiliser les coûts d’importation ;
  • explorer la possibilité d’une raffinerie locale pour produire du carburant en RDC.

Ces mesures visent à renforcer la sécurité énergétique nationale.

Deux mois de stock pour assurer la transition

Malgré les tensions internationales, les autorités se veulent rassurantes.

La République démocratique du Congo disposerait encore d’environ deux mois de stock de produits pétroliers.

Ce niveau de réserve devrait permettre d’assurer la transition en attendant l’évolution de la crise.

Les autorités surveillent néanmoins de près les fluctuations du marché du pétrole. Car toute hausse prolongée pourrait impacter les prix du transport et le pouvoir d’achat.

Dans un contexte d’incertitude mondiale, la question de la sécurité énergétique devient stratégique pour l’économie congolaise.

Aubin Kandembi 

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