La course à la direction de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) s’intensifie, et la République démocratique du Congo (RDC) affiche clairement ses ambitions. Avec pour objectif de porter sa candidate, Juliana Lumumba Amato, au poste de secrétaire générale, Kinshasa multiplie les initiatives diplomatiques à travers le continent africain. Dernière étape en date : Nouakchott, en Mauritanie, où la délégation congolaise s’active pour rallier des soutiens stratégiques.
Conduite par le ministre délégué chargé de la Francophonie et de la Diaspora, Crispin Mbadu Phanzu, la délégation a été reçue le vendredi 3 avril 2026 par le président mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani. Cette rencontre s’inscrit dans une tournée diplomatique de haut niveau, marquée par la remise d’un message officiel du président congolais Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo à son homologue mauritanien. Au cœur des échanges : le plaidoyer en faveur de la candidature de Juliana Lumumba Amato et la volonté affirmée de la RDC de jouer un rôle moteur dans le renforcement de la Francophonie.
Avant cette étape mauritanienne, la délégation congolaise s’était rendue à Dakar, au Sénégal, où elle a été reçue par le président Bassirou Diomaye Faye. Cette audience a permis de consolider les relations historiques entre les deux pays et de solliciter le soutien du Sénégal, considéré comme un acteur clé de l’espace francophone. Héritier de la vision de Léopold Sédar Senghor, l’un des pères fondateurs de la Francophonie, Dakar représente un partenaire stratégique dans cette campagne.
Parallèlement, la RDC a également obtenu un appui significatif de la République du Congo. À Brazzaville, le président Denis Sassou Nguesso a exprimé son soutien à la candidature congolaise lors d’une rencontre avec Crispin Mbadu Phanzu et Juliana Lumumba Amato. Ce geste symbolique renforce l’axe Kinshasa-Brazzaville, souvent présenté comme l’expression d’un destin commun entre deux peuples unis par l’histoire, la langue et la culture.
Cette dynamique diplomatique traduit une vision claire : faire de la RDC un acteur influent au sein de la Francophonie. Kinshasa mise sur une stratégie de proximité, en valorisant ses liens bilatéraux et son ancrage africain pour fédérer autour de sa candidate. L’axe Kinshasa-Dakar, tout comme celui reliant Kinshasa à Nouakchott, s’inscrit dans cette logique de consolidation d’alliances régionales.


