L’Assemblée nationale a récemment autorisé les poursuites judiciaires à son encontre pour un détournement présumé de 19 millions USD, dans le cadre d’un projet de construction d’une prison à Kisangani.
Ce dossier dépasse les frontières. Depuis Kigali, le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, a réagi avec ironie à la situation de Mutamba, qu’il accuse d’avoir cultivé un discours populiste et xénophobe à l’égard du Rwanda. « La loi du karma », a-t-il tweeté en commentaire d’une ancienne vidéo de Mutamba où ce dernier promettait la peine de mort aux détourneurs.
En effet, depuis l’escalade du conflit dans l’Est du pays, Constant Mutamba s’est illustré par des propos virulents contre Kigali. Il a publiquement accusé le président Paul Kagame de soutenir la rébellion du M23, allant jusqu’à offrir une prime pour son arrestation. Il avait également enclenché des poursuites contre Corneille Nangaa et s’était attaqué à l’ancien président Joseph Kabila, qu’il soupçonnait aussi de complicité avec les rebelles.
Ironie du sort, aujourd’hui, selon lui, Constant Mutamba se retrouve rattrapé par la justice. Il est aujourd’hui contraint de quitter son poste au sein du gouvernement Suminwa car sa démission est attendue dans les prochaines heures, selon la loi. La balle est désormais dans le camp du Parquet près la Cour de cassation, qui devra, suite à la notification de la résolution parlementaire, décider des suites à donner.

