Un drame s’est produit dans la soirée du mardi 10 mars dans la commune de Kisenso, à Kinshasa, où Meschack Masampala, défenseur judiciaire près le Tribunal de Grande Instance de Kinshasa/Matete, a perdu la vie après avoir été atteint par balle.
Selon des informations recueillies auprès de ses confrères (telles que rapportées par Actualite.CD), la victime aurait croisé sur son chemin un groupe de militaires communément appelés « Shikata » dans le quartier Révolution. Ces derniers auraient procédé à un contrôle avant d’exiger qu’il leur remette son porte-monnaie. Face à son refus, l’un des soldats aurait ouvert le feu, le touchant mortellement.
Un collègue du défunt a expliqué que les faits se seraient déroulés aux alentours de 21 heures, non loin de l’église Bayombe, sur l’axe menant vers le bar Vita Imana. D’après ce témoignage, les militaires, chargés d’assurer la sécurité dans cette partie de la commune, auraient tenté de lui arracher ses effets personnels après avoir vérifié son identité. La situation aurait dégénéré lorsque le juriste a opposé une résistance.
La famille de Meschack Masampala pointe également la responsabilité de ces militaires et exige que toute la lumière soit faite sur cet acte qu’elle juge inadmissible.
D’après plusieurs sources, le corps de la victime a été transféré dans la matinée à la morgue de l’hôpital de référence de Matete.
Cette tragédie ravive les inquiétudes des habitants de la commune de Kisenso, où des voix s’étaient déjà élevées en 2025 pour dénoncer des abus attribués aux militaires « Shikata », souvent accusés d’arrestations arbitraires, de violences et d’autres exactions contre les civils.

