Des larmes coulent encore des yeux de nombreux Congolais après la disparition brutale de la brillante enseignante Bonnette Elombe. Inventrice d’une méthode d’enseignement portant désormais son propre nom, cette institutrice avait marqué le parti Nouvelle Génération pour l’Émergence du Congo (NOGEC) par sa prise de position courageuse face aux poursuites engagées contre Constant Mutamba.
L’opinion se souviendra que, dans l’une de ses vidéos avec ses élèves, l’enseignante avait déclaré que Constant Mutamba n’avait pas détourné les fonds destinés à la construction de la prison de Kisangani. Une position qui avait suscité de vives réactions sur les réseaux sociaux, certains y voyant une faute dans l’enseignement. D’après la NOGEC, cette déclaration aurait valu à la paisible institutrice plusieurs convocations au parquet et une suspension.
Ce mardi 21 octobre, le parti de l’ancien ministre de la Justice a publié un communiqué dans lequel il présente ses condoléances à la famille éplorée.
« Le Parti politique NOGEC a appris avec une profonde consternation le décès de Madame Bonnette Elombe, survenu le lundi 20 octobre 2025. Ce décès intervient peu après sa prise de position courageuse face à l’injustice dont est victime notre leader, l’honorable Constant Mutamba, lorsqu’elle a publiquement déclaré, devant ses élèves, son innocence. Ce geste de patriotisme et d’intégrité morale lui avait valu une suspension et plusieurs convocations au parquet », peut-on lire dans le communiqué signé par Van Kapenga Kabundi, président national a.i.
La NOGEC salue la mémoire d’une femme « digne, courageuse et déterminée », qui a su braver la peur et les intimidations au nom de la justice et de la vérité.
« NOGEC présente ses condoléances les plus attristées à la famille biologique de la défunte, ainsi qu’à l’ensemble du corps enseignant de notre pays », poursuit le communiqué.
Par ailleurs, le parti exige l’ouverture d’une enquête sérieuse et immédiate afin de faire toute la lumière sur les circonstances jugées suspectes de ce décès. Il appelle également le gouvernement à organiser des funérailles dignes du rang de cette héroïne de l’éducation nationale.
AKAMUS

