Deux nouveaux cas de viol sur mineures viennent d’être enregistrés au Kasaï-Central, suscitant une vive indignation. Le premier, commis à Kananga par un policier sur une fillette d’environ 7 ans, et le second, dans le territoire de Demba, où un homme d’une quarantaine d’années a abusé d’un bébé de 6 mois.
Face à ces actes ignobles, la directrice générale de l’ONG Femmes Main dans la Main pour le Développement Intégral (FMMDI), Nathalie Kambala, réclame la tenue de procès publics afin de décourager les auteurs et de rendre justice aux victimes.
Tout en saluant la bravoure des forces de l’ordre qui ont réussi à appréhender les présumés violeurs, Mme Kambala précise que le policier mis en cause est détenu dans les installations de la police de protection de l’enfant à Kananga, tandis que le présumé violeur de Demba se trouve déjà entre les mains de la PNC locale.
Ces nouveaux cas s’ajoutent à celui signalé il y a quelques jours dans le territoire de Dimbelenge, également dénoncé par la FMMDI.
Dans sa déclaration, Nathalie Kambala a réitéré le soutien de son organisation aux familles des victimes et appelé les parents à plus de vigilance. Elle les exhorte aussi à collaborer avec les services compétents pour dénoncer systématiquement tout cas de viol.
« Les hommes censés protéger les enfants deviennent eux-mêmes leurs bourreaux », a-t-elle déploré.
Stéphane Joël Kande

