Martin Fayulu, figure de l’opposition en République démocratique du Congo, a réagi ce vendredi 10 octobre aux récents gestes d’ouverture du président Félix Tshisekedi envers le Rwanda. Selon lui, la résolution durable des tensions en RDC passe avant tout par un dialogue inclusif réunissant l’ensemble des composantes nationales.
Dans un message diffusé sur son compte X (anciennement Twitter), le président de l’Ecidé a souligné que les causes de la crise actuelle sont multiples, mêlant dynamiques internes et pressions extérieures. Il cite notamment « des institutions illégitimes, la corruption, l’impunité et la faiblesse de l’armée » parmi les facteurs internes aggravants.
À l’échelle régionale, Fayulu pointe les ambitions géopolitiques du Rwanda et de l’Ouganda, ainsi que ce qu’il qualifie de « projet de balkanisation ».
Cependant, l’opposant estime que les approches actuelles, qu’elles soient militaires ou diplomatiques, demeurent limitées dans leur efficacité. Il plaide pour la reconstruction d’un consensus national à travers un processus de dialogue transparent, crédible et représentatif de toutes les forces vives du pays, entre autres, politiques, sociales, religieuses et citoyennes. « Seule la cohésion nationale via un dialogue inclusif peut apporter une réponse durable à la crise », affirme-t-il.
Cette déclaration, intervient alors que le président Tshisekedi, actuellement en visite en Belgique, a exprimé sa volonté de dialoguer avec son homologue rwandais, Paul Kagame, au sujet de la situation sécuritaire dans l’Est du pays. Une initiative saluée par certains observateurs, mais jugée incomplète par Fayulu, en l’absence d’une démarche nationale de refondation des institutions.
Guelord Lubonzu

